L'OMn'est­pas­plu­sa­van­cé

Foot­ball, Ligue 1/ Mar­seille - Tou­louse2- 2. Mal­gréun­suc­cès en mi­lieu de se­maine, les Mar­seillais sont re­tom­bés dans leurs tra­vers, aban­don­nant deux nou­veaux points, et res­tent à dis­tan­ce­du­po­dium

Le Parisien (Paris) - - Sports - MAR­SEILLE ( BOUCHES- DU- RHÔNE) De notre correspondant MA­THIEU GRÉ­GOIRE

Non, une équipe n'est pas en­core née du cô­té de Mar­seille. Quatre jours après son suc­cès face à Va­len­ciennes ( 2- 1), l'OM n'a pas réus­si à en­chaî­ner hier face à Tou­louse ( 2- 2). Après les dé­faites de Lille et Lyon, la troupe de Jo­sé Ani­go a lou­pé l'oc­ca­sion de se rap­pro­cher du po­dium. Elle reste à cinq en­ca­blures de ce­lui- ci, et sa sor­tie de la pe­louse a été es­cor­tée par les sif­flets du Vé­lo­drome.

« On connais­sait les ré­sul­tats, et on n'en pro­fite pas. Mais c'est un point qui comp­te­ra. Ce match, on au­rait pu le perdre » , souffle Di­mi­tri Payet, qui a éclai­ré le jeu mar­seillais. Mis sur or­bite d'en­trée par Val­bue­na, le Réunion­nais s'est en­gouf­fré dans une brèche béante et a trom­pé Bou­cher, le jeune por­tier tou­lou­sain, bien lent à la dé­tente ( 7e). Payet a cé­lé­bré sa cin­quième réa­li­sa­tion de la sai­son d'une danse éton­nante, en do­de­li­nant des épaules, mi­mant peut- être la fa­meuse sar­dine qui bou­cha au­tre­fois le Vieux- Port. nGi­gnac Sous les yeux de Sa­bri La­mou­chi, le sé­lec­tion­neur de la Côte d'Ivoire ( et fu­tur can­di­dat au banc mar­seillais ?), les Olym­piens ont sou­vent pro­cé­dé par des contres su­per­so­niques, pro­fi­tant des es­paces ou­verts par le sys­tème tac­tique en 3- 5- 2 du TFC.

Gi­gnac en a pro­fi­té pour dé­po­ser le pauvre Ya­go, dé­jà dé­bous­so­lé sur le pre­mier but, et ser­vir par­fai­te­ment Val­bue­na ( 40e). A 2- 1, à la pause, Ben Yed­der ayant mar­qué entre- temps sur un cor­ner de Didot ( 12e), on pense les Mar­seillais bien en­ga­gés, prêts à fondre sur la 3e place du clas­se­ment. Mais non. « On mène deux fois, on est de­vant à la mi- temps, on a fait le plus dur... Et à chaque fois, on se fait rat­tra­per sur des coups de pied ar­rê­tés ! » , peste Gi­gnac, qui fait ré­fé­rence à l'éga­li­sa­tion ra­geuse du vaillant Serge Au­rier... sur un cor­ner de Didot, le Guillaume Tell de l'exer­cice.

sa­cré­ment aga­cé

Le socle dé­fen­sif mar­seillais est friable. Ro­mao et Le­mi­na sont dé­ce­vants, Im­bu­la se de­mande ce qu'il fait sur le banc. Der­rière, seul Mendes ras­sure. Même Man­dan­da part par­fois à la pêche ( à la sar­dine ?) sur cer­taines sé­quences. « On est sur une moyenne de deux buts par match de­puis plu­sieurs se­maines, et ça ne suf­fit pas, lâche Gi­gnac. Dans les cinq mi­nutes après nos buts, on sait qu'on doit être vi­gi­lants, et on ne l'est pas. C'en est presque in­com­pré­hen­sible. Les ad­ver­saires se disent : On va prendre des points chez eux. Ça com­mence à m'éner­ver ! » Sa­cré­ment aga­cé, Gi­gnac ne dé­prime pas en­core : « Nous pou­vions re­ve­nir à trois points de Lille. C'est une grosse dé­cep­tion. On sait très bien que c'est dif­fi­cile d'en­chaî­ner à do­mi­cile. J'avais dit que si on pre­nait sept points en trois ren­contres, on était dans les temps. » Place à Bas­tia, sa­me­di. Hier, l'OM n'a pas réus­si à bou­ger le 12e du clas­se­ment. Alors, on ne s'avan­ce­ra pas trop pour le 11e.

Stade Vé­lo­drome ( Mar­seille), hier soir. Ma­thieu Val­bue­na, ici à la lutte avec le Tou­lou­sain Serge Au­rier, a eu beau mar­quer, les Mar­seillais ont concé­dé le nul et pointent à cinq lon­gueurs de la troi­sième place oc­cu­pée par les Lillois.

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