« Cen’est­pa­sin­ter­dit de­re­gar­der­de­vant »

Dé­sor­mais14e, Montpellier vient d’en­gran­ger­trois vic­toires et­beau­coup­de­con­fiance Rol­landCour­bis, en­traî­neur­du­club­hé­raul­tais

Le Parisien (Paris) - - Sports - MONTPELLIER ( HÉ­RAULT) De notre correspondant Pro­pos recueillis par DI­MI­TRI MOU­LINS

De­puis le dé­but de l’an­née 2014, Montpellier n’a pas connu la moindre dé­faite. Ni en Coupe de France, où le club du pré­sident Louis Ni­col­lin a éli­mi­né Rodez puis… le PSG au Parc, ni en Ligue 1, où il en­chaîne dé­sor­mais les suc­cès avec sa nou­velle re­crue, l’at­ta­quant Mbaye Niang. Rol­land Cour­bis, qui a pris le groupe en main de­puis deux mois, n’est pas étran­ger à cette belle sé­rie. La dy­na­mique ac­tuelle doit vous faire plai­sir ? ROL­LAND COUR­BIS. Ce qui m’in­té­resse, c’est qu’on vient de prendre 10 points. Après, qu’on ait fait aus­si bien que le PSG, qu’on ait pris 9 points de plus que les Lillois, fran­che­ment… Il sem­ble­rait que, de­puis le dé­but de l’an­née, on ait trou­vé cet équi­libre qui per­met de mar­quer des buts. Pour le mo­ment, c’est comme ça. Mais je suis obli­gé d’in­sis­ter sur le pour le mo­ment. Avec Mbaye Niang qui s’est ra­pi­de­ment in­té­gré et marque but sur but… C’est ce qu’on es­pé­rait. Pour le mo- ment, il donne sa­tis­fac­tion. Mais on fe­ra son bi­lan au mois de mai, quand on au­ra vu la ré­gu­la­ri­té dans la per­for­mance. Il a en­core beau­coup de choses à ap­prendre. Vous comp­tez au­jourd’hui 9 points d’avance sur le pre­mier re­lé­gable, ce­la vous ar­rive- t- il de re­gar­der vers le haut du clas­se­ment ? Ce n’est pas in­ter­dit de re­gar­der de­vant. On va voir si on est ca­pables de battre Evian, puis Rennes et Ajaccio. Au soir d’Ajaccio, on fe­ra le point, avant de se dé­pla­cer à Lyon et Lille, et on ver­ra peut- être alors si on est ca­pables de leur po­ser des pro­blèmes.

On m’ap­pelle pour ré­pa­rer”

Vous ne ces­sez de ré­pé­ter que vous n’êtes pas qu’un me­neur d’hommes mais aus­si un en­traî­neur. Est- ce une forme de com­plexe ? Quand on me de­mande, à mon ar­ri­vée, si je n’ai pas peur d’être dé­pas­sé par les évé­ne­ments, sin­cè­re­ment, ce­la peut me vexer, me com­plexer et m’ir­ri­ter. Qu’est- ce que vous vou­lez que je vous dise ? Si on pense que les seules qua­li­tés que j’ai, c’est me­neur d’hommes, boute- en- train, et que, quand on pré­pare les matchs, je ra­conte des blagues aux joueurs pour les faire rire, qu’on pense ce qu’on veut ! Vrai­ment ? On m’ap­pelle pour ré­pa­rer… Je vais faire en sorte que, dans les an­nées à ve­nir, on m’ap­pelle aus­si pour construire. J’ai­me­rais qu’on re­con­naisse que j’ai quand même quelques qua­li­tés et quelques com­pé­tences d’en­traî­neur. Là où je suis sur­pris, c’est que les pro­grès que j’ima­gi­nais pos­sibles en trois ou quatre mois, les joueurs les ont faits en trois à quatre se­maines. Mais, si les joueurs pro­gressent, c’est qu’ils avaient les qua­li­tés pour pro­gres­ser. Si tu as vingt mau­vais joueurs, tu peux faire les dis­cours et les en­traî­ne­ments que tu veux, ils res­tent mau­vais. C’est un peu le chien qui se mord la queue, on tourne en rond, mais c’est comme ça.

Stade Au­guste- De­laune ( Reims), sa­me­di. Rol­land Cour­bis.

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