Sé­cu­ri­té­maxi­ma­le­sur­tous­les­sites

Le Parisien (Paris) - - Sports -

Aquatre jours du d é b u t des Jeux, Sot­chi est en état de sé­cu­ri­té maxi­male. Que ce soit en ma­tière de ter­ro­risme ou d’es­pion­nage, l’en­ne­mi est par­tout. « Sans tom­ber dans la pa­ra­no, toutes les com­mu­ni­ca­tions té­lé­pho­niques ou In­ter­net se­ront écou­tées, confie Jo­hann Bihr, res­pon­sable du bu­reau Eu­rope de l’Est et Asie cen­trale à Re­por­ters sans fron­tières. Les Russes ont un sys­tème qui n’a rien à en­vier à la NSA ( NDLR : Agence na­tio­nale de sé­cu­ri­té amé­ri­caine). Il s’ap­pelle Sorm ( NDLR : dé­ployé de­puis 2010, il sert de test gran­deur na­ture à Sot­chi et pour­rait être gé­né­ra­li­sé à terme) et il est opé­ré par le FSB, le des­cen­dant du KGB. Le FSB a un ac­cès di­rect aux ser­veurs des four­nis­seurs d’ac­cès et peut re­cher­cher n’im­porte quelle in­for­ma­tion sans man­dat. On a juste be­soin de l’au­to­ri­sa­tion de son su­pé­rieur… Les me­sures dra­co­niennes prises ces der­niers temps sont com­pré­hen­sibles au re­gard de la me­nace ter­ro­riste qui est sé­rieuse, mais il est plus ques­tion de la me­nace de pro­tes­ta­tion que de me­nace ter­ro­riste. La per­cep­tion des me­naces n’est pas celle qu’on croit. Ils ne veulent au­cun gê­neur pour cas­ser la belle fa­çade pré­sen­tée au monde. »

000 po­li­ciers et mi­li­taires mo­bi­li­sés

n37 A Sot­chi, l’en­ceinte olym­pique est pro­té­gée par des murs de 3 m de haut et 37 000 po­li­ciers et mi­li­taires ont été mo­bi­li­sés pour l’évé­ne­ment. Plus de 5 000 ca­mé­ras, des drones, de nou­veaux mis­siles sol- air et des sys­tèmes so­phis­ti­qués de dé­tec­tion aé­rienne et sous- ma­rine sont cen­sés as­su­rer l’in­vio­la­bi­li­té du pé­ri­mètre.

Il faut dire que la ville se si­tue à une cen­taine de ki­lo­mètres du Cau­case- Nord et du Da­gues­tan, fief d’une ré­bel­lion is­la­mique tchét­chè- ne que le Krem­lin n’a ja­mais réus­si à mu­se­ler. Son chef, Do­kou Ou­ma­rov, l’homme le plus re­cher­ché du pays, qui a re­ven­di­qué les at­ten­tats du 29 mars 2010 dans le mé­tro de Mos­cou ( 39 morts), s’est pro­mis d’em­pê- cher la te­nue des JO. « L’émir du Cau­case » est pour­tant op­por­tu­né­ment don­né une énième fois pour mort de­puis quinze jours.

« Nous en sommes sûrs à 99,9 %, a dé­cla­ré le pré­sident de la Ré­pu­blique tchét­chène, Ram­zan Ka­dy­rov. J’ai dé­jà dit dans le pas­sé qu’il était mort, mais cette fois nous avons l’en­re­gis­tre­ment de la conver­sa­tion de pré­ten­dus émirs, qui parlent de sa mort. C’est pour­quoi toutes les af­fir­ma­tions sur les me­naces pour les Jeux olym­piques de Sot­chi sont ab­so­lu­ment sans fon­de­ment. » Sauf que les ser­vices secrets russes, eux, n’ont pas pu confir­mer…

Les craintes des or­ga­ni­sa­teurs ont été ren­for­cées après les deux at­ten­tats suicides non re­ven­di­qués qui ont fait 34 morts fin dé­cembre à Vol­vo­grad, dis­tante d’à peine 700 km de Sot­chi. Les spé­cia­listes, s’ils n’ex­cluent pas des opé­ra­tions d’en­ver­gure dans le pays, jugent ce­pen­dant peu pro­bable un coup d’éclat aux abords du pé­ri­mètre olym­pique.

( UPI/ MaxPPP.)

Sot­chi ( Rus­sie), hier. Deux po­li­ciers pa­trouillent de­vant le pa­lais de glace Bol­choï, qui ac­cueille­ra des ren­contres de ho­ckey.

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