« C’estl’ob­jec­tif­pre­mier­cet­te­sai­son »

Con­for­té­parle fa­cile suc­cès contre l’Aus­tra­lie, le Fran­çais af­fiche se­sam­bi­tion­senCou­peDa­vis Ri­chard­Gas­quet, n° 1 fran­çais

Le Parisien (Paris) - - Sports - MOUILLERON- LE- CAP­TIF ( VEN­DÉE) De notre en­voyé spé­cial Pro­pos recueillis par LIONEL CHAMI

Ri­chard Gas­quet, vain­queur en simple et en double ce week- end, a fait la claque pour en­cou­ra­ger Ju­lien Ben­ne­teau et Gaël Mon­fils, vic­to­rieux des deux der­niers simples sans en­jeu hier. Puis le n° 1 fran­çais, 27 ans, s’est en­vo­lé vers sa ré­gion na­tale pour dé­fendre son titre à l’Open Sud de Montpellier, où il dé­bute sa col­la­bo­ra­tion avec Ser­gi Bru­gue­ra, nou­vel ad­joint de Sébastien Gros­jean.

Dans l’in­ter­valle, il nous a confié son bien- être ac­tuel en équipe de France et sa foi dans la conquête du sa­la­dier d’ar­gent. Vous qui ai­mez le foot et le rug­by, à quel point ap­pré­ciez- vous d’évo­luer dans cette équipe de France ? RI­CHARD GAS­QUET. Je me sens bien. On est tous de la même gé­né­ra­tion et on s’en­tend tous très bien. Ce­la fait long­temps qu’on se connaît avec Jo ( Tson­ga), Gäel ( Mon­fils) et Gilles ( Si­mon). Même avec Ju­lien ( Ben­ne­teau), j’ai par­ta­gé de bons mo­ments aux JO. C’est im­por­tant, et c’est ce qui fait qu’on peut al­ler loin. On ne va pas ti­rer de plans sur la co­mète, mais je pense qu’on peut faire une belle com­pé­ti­tion. Cette équipe tend de plus en plus vers un fonc­tion­ne­ment à trois joueurs de simple et un de double… On a aus­si fonc­tion­né avec deux joueurs de simple et deux joueurs de double. Ce­la dé­pend aus­si beau­coup des bles­sures des uns et des autres. A chaque fois qu’on a eu deux joueurs de double, ils n’ont pas vo­lé leur place.

Bru­gue­ra peut m’ap­por­ter beau­coup”

Mais cette époque n’est- elle pas ré­vo­lue ? C’est au ca­pi­taine qu’il faut de­man­der. L’im­por­tant, hier, c’était d’avoir plu­sieurs pos­si­bi­li­tés pour jouer le double entre Jo, Ju­lien ou moi, et trois joueurs de simple, avec Gäel qui est en­tré au­jourd’hui ( hier). Avoir plu­sieurs joueurs de simple fait la force d’une équipe. Gaël Mon­fils a dit pla­cer la Coupe Da­vis en tête de ses prio­ri­tés cette an­née. Et vous ? C’est la même chose pour moi ! Je compte ar­ri­ver à 100 % pour le pro­chain match. J’ai joué tous les tour­nois du monde, j’en ai ga­gné pas mal ( 10). Mais il est vrai que la Coupe Da­vis pro­cure des sen­sa- tions un peu dif­fé­rentes. C’est fa­bu­leux de jouer pour ses amis et pour l’équipe de France. La Coupe Da­vis, c’est l’ob­jec­tif pre­mier cette sai­son. Je peux ne jouer qu’en double, jouer en simple sans com­men­cer le ven­dre­di. On peut se ré­par­tir les tâches. Il y a beau­coup de choses pos­sibles dans cette équipe. Il faut sur­tout évi­ter les bles­sures. A quoi im­pu­ter la réus­site de Stanislas Wawrinka, que vous avez été tout près de battre à Ro­land- Gar­ros l’an pas­sé ? Je ne peux pas dire exac­te­ment. Il a pris confiance en lui. Ce match contre Djo­ko­vic à l’Open d’Aus­tra­lie 2013 lui a fait du bien, même s’il l’a per­du. Il a eu aus­si un peu de réus­site face à Na­dal. En tout cas, il joue très bien au tennis et il a une force phy­sique énorme. Ça nous ins­pire tous, Jo, Gaël et moi. Vous com­men­cez à Montpellier votre col­la­bo­ra­tion avec Ser­gi Bru­gue­ra… Ça fait un peu bi­zarre de chan­ger et de dé­bu­ter avec Bru­gue­ra. Je res­sens un peu d’ex­ci­ta­tion à l’idée de voir com­ment ça va se pas­ser. Il peut m’ap­por­ter beau­coup, alors j’ai hâte. Il connaît le tennis, il a l’ex­pé­rience d’avoir ga­gné deux fois Ro­land- Gar­ros. La pres­sion, le men­tal, il sait ce que c’est…

( AFP/ Jean- Sébastien Evrard.)

Mouilleron- le- Cap­tif ( Ven­dée), sa­me­di. Ri­chard Gas­quet, as­so­cié à Jo- Wil­fried Tson­ga en double, a ap­por­té le point dé­ci­sif à la France lors de la vic­toire des Bleus face à l’Aus­tra­lie au 1er tour de Coupe Da­vis.

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