« Le drame de 1789 a été un cau­che­mar »

Albert Co­hen, pro­duc­teur

Le Parisien (Paris) - - Loisirsetspectacles - E. M.

Il pense dé­jà à « Mis­tin­guett » . Mais Albert Co­hen ne peut pas ou­blier « 1789, les Amants de la Bas­tille » et le drame qui a frap­pé le spec­tacle en fin d’an­née der­nière. Le 8 no­vembre, dans les cou­lisses du pa­lais des Sports, un tech­ni­cien ré­pare un élé­ment de dé­cor avec une meu­leuse. Un court- cir­cuit de l’ap­pa­reil pro­voque alors une ré­ac­tion en chaîne jus­qu’à l’explosion d’un stock de poudre qui sert au spec­tacle ra­con­tant la prise de la Bas­tille. Le di­rec­teur tech­nique du show meurt quelques heures plus tard. « C’est un coup du sort, du des­tin, comme il en ar­rive dans une vie de pro­duc­teur, ex­plique au­jourd’hui Albert Co­hen. On a vé­cu des mo­ments in­croyables avec ce spec­tacle, la pa­lette de toutes les émo­tions po­si­tives jus­qu’au cau­che­mar de no­vembre der­nier. C’était un concours de cir­cons­tances dra­ma­tique. Quand ce genre de choses ar­rive, on es­saie de res­ter grou­pés. On était une fa­mille de 130 per­sonnes sur 1789. Dès le len­de­main ma­tin, on n’avait qu’un seul ob­jec­tif, c’était re­prendre le spec­tacle. Parce que ce­la doit conti­nuer. Après ça, on a fait en dé­cembre un mois de re­pré­sen­ta­tions avec énor­mé­ment d’émo­tion dans la salle, dans les cou­lisses aus­si. Pour le reste, l’en­quête est en cours. On at­tend de sa­voir nous- mêmes ce qui s’est réel­le­ment pas­sé. Mais pour nous, les condi­tions de sé­cu­ri­té étaient res­pec­tées. »

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