« Do­mi­ni que Ber­ti­not­ti doit dé­mis­sion­ner »

Phi­lippe Gos­se­lin, dé­pu­té UMP op­po­séau­pro­jet­de­loi

Le Parisien (Paris) - - Lefaitdujour - Pro­pos re­cueillis par OLI­VIER BEAU­MONT

Elu UMP de la Manche, Phi­lippe Gos­se­lin est l’un des par­le­men­taires de l’op­po­si­tion les plus ac­tifs contre le pro­jet de loi fa­mille. Etes- vous sur­pris du re­port de la loi fa­mille ? PHI­LIPPE

GOS­SE­LIN. Oui. On a eu une folle jour­née, avec plein de re­bon­dis­se­ments et de contra­dic­tions par­mi les membres de la ma­jo­ri­té. Ce­la montre bien dans quel état de fé­bri­li­té se trouve le gou­ver­ne­ment sur ces ques­tions. Ce re­vi­re­ment dé­montre aus­si que nous avions rai­son d’être di­manche dans la rue, pa­ci­fi­que­ment. Et puis, pour les mi­nistres concer­nés, c’est un sa­cré camouflet ! Do­mi­nique Ber­ti­not­ti, mi­nistre dé­lé­guée à la Fa­mille, est fra­gi­li­sée ? A sa place, je dé­mis­sion­ne­rais pour gar­der ma di­gni­té. C’est un désa­veu com­plet. A elle d’en ti­rer les conclu­sions. Et si ce n’est pas fait ra­pi­de­ment, on peut ima­gi­ner qu’elle ne se­ra pas re­con­duite lors du pro­chain re­ma­nie­ment. C’est l’ap­pel de la rue qui a fait cé­der le gou­ver­ne­ment ? La ma­jo­ri­té a sur­tout ouvert les yeux. Il y a un mo­ment où être sourd et aveugle, ça ne peut pas du­rer. Mais nous res­tons vi­gi­lants. On a tel­le­ment ap­pris que ce qui pou­vait être dit un jour n’était plus vrai le len­de­main que j’ai peine à y croire… Al­lez- vous en de­man­der en­core plus, no­tam­ment l’abro­ga­tion du ma­riage pour tous ? Une loi qui a été vo­tée, et ap­pli­quée, avec quand même 7 000 ma­riages en 2013, ne peut pas être re­ti­rée par une ma­ni­fes­ta­tion de rue. En re­vanche, la ques­tion de la ré­écri­ture de la loi Tau­bi­ra de­vra se po­ser en 2017 au mo­ment de la pré­si­den­tielle.

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