« On­se­sent­lâ­chés »

Anne- Cé­ci­leMail­fert, d’Osez­le­fé­mi­nisme

Le Parisien (Paris) - - Lefaitdujour - FL G

Elles ont dé­fi­lé lors des ma­ni­fes­ta­tions dé­fen­dant le Ma­riage pour tous. La plu­part d’entre elles ont vo­té pour Fran­çois Hol­lande. Et hier, les mots de ces as­so­cia­tions proches de la gauche étaient amers. « On se sent lâ­chés ! » ré­agit Anne- Cé­cile Mail­fert, porte- pa­role de l’as­so­cia­tion Osez le fé­mi­nisme. « Le gou­ver­ne­ment a peur des ré­ac­tion­naires. En cé­dant, il leur donne rai­son, es­time- t- elle, son re­cul est un signe de lâ­che­té, les gens avaient jus­te­ment vo­té pour la gauche sur ces pro­jets de so­cié­té. » L’as­so­cia­tion es­pé­rait no­tam­ment des chan­ge­ments sur la place des beaux- pa­rents ou les dé­marches d’adop­tion. « On re­grette éga­le­ment que la PMA soit en­core ren­voyée aux ca­lendes grecques » , pour­suit An­neCé­cile Mail­fert. « Cette énième re­cu­lade est un signe de fai­blesse, ren­ché­rit Mar­jo­rie Mon­ni, porte- pa­role de l’In­ter- LGBT ( as­so­cia­tion de dé­fense des droits des ho­mos) en charge des ques­tions fa­mi­liales, dé­çue et en co­lère. « On es­père que le gou­ver­ne­ment ne re­cule pas sur cette loi pour mieux l’en­ter­rer » , pour­suit l’In­ter- LGBT, qui s’en re­met dé­sor­mais à l’exa­men du texte fixé à 2015. Sur le fond, cette loi concer­nait sur­tout les 1,5 mil­lion d’en­fants vi­vant dans des fa­milles re­com­po­sées, les en­fants des di­zaines de mil­liers de couples qui di­vorcent en se dé­chi­rant chaque an­née et ne se­ront pas te­nus de suivre une mé­dia­tion fa­mi­liale, ou des mil­liers d’en­fants pla­cés, bal­lot­tés de foyer en foyer, et ja­mais adop­tés.

( AFP/ Tho­mas Sam­son.)

« Le gou­ver­ne­ment a peur des ré­ac­tion­naires » , ac­cuse Anne- Cé­cile Mail­fert.

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