La­car­riè­re­du­cé­lèbre mé­de­cin­se­fi­ni­tauxas­sises

Un­des­plus­grand­ss­pé­cia­lis­tes­de­la­pro­créa­tion­mé­di­ca­le­men­tas­sis­téeest ju­géà par­tir d’au­jourd’hui­pou­ra­voir vio­lé six­pa­tientes. Des­faits­quiau­raient­du­ré­de­san­nées.

Le Parisien (Paris) - - Faitsdivers -

« Trust me, I’m a doc­tor » , cla­mait une af­fi­chette dans le bu­reau du doc­teur André Hazout. C’est pré­ci­sé­ment pour avoir abu­sé de la confiance ab­so­lue que lui ac­cor­daient ses pa­tientes que ce spé­cia­liste de la pro­créa­tion mé­di­ca­le­ment as­sis­tée ( PMA), âgé au­jourd’hui de 70 ans, com­pa­raît à par­tir d’au­jourd’hui et pour trois se­maines de­vant la cour d’as­sises de Pa­ris. Il est ac­cu­sé d’agres­sions sexuelles et de viols sur 6 pa­tientes — pour 27 autres, les faits étaient pres­crits — avec cette cir­cons­tance ag­gra­vante d’avoir abu­sé de leur « vul­né­ra­bi­li­té » et de « l’au­to­ri­té con­fé­rée par ses fonc­tions » .

Car André Hazout n’est pas n’im­porte quel médecin : ses tra­vaux sur la fé­con­da­tion in vi­tro lui ont va­lu une re­nom­mée in­ter­na­tio­nale, l’ad­mi­ra­tion de ses pairs, et même une Lé­gion d’hon­neur. Les femmes qui pas­saient la porte de son ca­bi­net voyaient donc sou­vent en lui un sau­veur, seul à même de les ai­der à concré­ti­ser leur dé­sir d’en­fant. Un contexte de su­jé­tion psy­cho­lo­gique qui au­rait per­mis au médecin de pro­cé­der sans vio­lence, avec un mode opé­ra­toire ro­dé : phase de sé­duc­tion, bai­sers, at­tou­che­ments, puis pé­né­tra­tions sur la table d’exa­men gy­né­co­lo­gique — préa­la­ble­ment ré­glée à la hau­teur ad hoc —, voire à même le sol.

Il m’a dit :

( PhotoPQR/ « le Mi­di libre » / Jean- Mi­chel Mart.)

André Hazout, 70 ans, re­con­nu pour ses tra­vaux sur la fé­con­da­tion in vi­tro, dé­co­ré de la Lé­gion d’hon­neur, est soup­çon­né d’avoir abu­sé de la vul­né­ra­bi­li­té de ses pa­tientes pour les vio­ler.

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