LesCa­na­ris nese lais­se­ront pas­cro­quer

Le Parisien (Paris) - - Sports - NANTES ( LOIRE- AT­LAN­TIQUE) De notre cor­res­pon­dant GUILLAUME RIGOREAU

Toute la ville ne parle que de ce match de­puis le ti­rage au sort. Même le 5- 0 concé­dé par les Ca­na­ris à Pa­ris il y a quinze jours n’a pas en­di­gué l’en­thou­siasme du peuple jaune pour cette ren­contre. Pour preuve, le stade af­fiche com­plet et au­rait pu ac­cueillir plu­sieurs mil­liers de spec­ta­teurs sup­plé­men­taires.

« On a pris une gifle au Parc et on est re­van­chards, as­sure le dé­fen­seur Is­sa Cis­so­kho. C’est un match de coupe. On a nos cartes à faire va­loir, car toute la ville est der­rière nous. A nous de les rendre fiers et de faire un bon ré­sul­tat. » « On ne joue pas tous les jours une de­mi- fi­nale, ren­ché­rit Pa­py Dji­lo­bod­ji. On a en­vie de prendre une re­vanche par rap­port au match au Parc. C’est l’oc­ca­sion, et on va tout faire pour la sai­sir. La seule chose qui compte, c’est se qua­li­fier. On veut tous al­ler au Stade de France et on va leur mon­trer dès l’en­tame du match. »

Le Stade de France et la fi­nale, ils en rêvent tous, même ceux qui, pour cause de bles­sure, ne pour­ront être que sup­por­teurs, comme Alejandro Be­doya. « Je ne suis ja­mais al­lé au Stade de France, je ne l’ai vu qu’à la té­lé. Et, pour une pre­mière, je vou­drais être sur la pe­louse plu­tôt qu’un simple spec­ta­teur » , s’amuse avec ma­lice l’in­ter­na­tio­nal amé­ri­cain.

Al­ler au Stade de France, c’est une chose, à condi­tion de trou­ver le bon che­min face à un ad­ver­saire qui ne boxe pas dans la même ca­té­go­rie. « Il y a un enjeu à tra­vers ce match. En cham­pion­nat, Pa­ris sur­vole les dé­bats mais, sur un match de coupe, tout est pos­sible, ex­plique Fa­brice Pan­crate. En coupe, on trouve tou­jours des res­sources pour se trans­cen­der. »

L’an­cien Pa­ri­sien, de re­tour dans le groupe, a même un dé­but de plan tac­tique : « Toutes les équipes qui ont bous­cu­lé Pa­ris y sont par­ve­nues parce qu’elles ont été les cher- cher. Jouer bas est dan­ge­reux et in­ef­fi­cace. Il ne faut pas avoir peur de jouer, de se pro­je­ter, de ri­va­li­ser, de contre- at­ta­quer. Des matchs comme ça, on en a rê­vé. Main­te­nant qu’on y est, il faut as­su­mer. Sur une échelle de 1 à 10, j’y crois à 7 ! Il faut jouer sans rou­gir. »

Un mes­sage par­ta­gé par l’en­traî­neur, Mi­chel Der Za­ka­rian : « Le PSG est une équipe dif­fi­cile à ma­noeu­vrer, mais elle n’est pas in­vul­né­rable. On se doit de mon­trer un beau vi­sage de­vant notre pu­blic en don­nant tout ce qu’on a. Si tu ab­diques avant de jouer ça ne sert à rien. »

Parc des Princes ( Pa­ris), le 20 jan­vier. Sé­vè­re­ment bat­tus en cham­pion­nat par Thia­go Sil­va et ses par­te­naires, Is­maël Ban­gou­ra et Nantes veulent prendre leur re­vanche.

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