Maxime Cha­tai­gnier, pa­ti­neur, adé­mar­chéles spon­sors

Le Parisien (Paris) - - Jeuxolympiques D'hiver - S. L.

Maxime Cha­tai­gnier, 25 ans, se dé­fi­nit comme un « moyen pauvre » . En­ga­gé dans ses 3e JO, le pa­ti­neur de vi­tesse a « la chance » ( il est d’ailleurs le seul li­cen­cié de la Fé­dé­ra­tion des sports de glace dans ce cas) de bé­né­fi­cier d’un contrat avec l’ar­mée qui lui as­sure un sa­laire men­suel. « Je me suis pris en charge et j’ai dé­mar­ché des par­te­naires. Dans notre dis­ci­pline, les contrats sont li­mi­tés, car il n’y a pas vrai­ment de mar­ché de la glace. Sept fois sur dix, je me fais je­ter, mais ce n’est pas grave. » Col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales et pe­tits contrats pri­vés lui per­mettent de « sub­ve­nir à ( s) es be­soins » . « J’uti­lise cet ar­gent pour mon ma­té­riel ( une paire de pa­tins coûte 1 500 €, une paire de lames 250 €, sa­chant qu’il en uti­lise 5 ou 6), on ar­rive très vite à un bud­get de 8 000 € par an. » La Fé­dé­ra­tion fran­çaise prend en charge la lo­ca­tion de l’ap­par­te­ment à Font- Ro­meu, où sont re­grou­pés les pa­ti­neurs de vi­tesse, ain­si que les stages. « Si j’avais une vie nor­male, no­tam­ment mon propre ap­par­te­ment, je pense que j’au­rais un peu de mal à m’en sor­tir. Je ne suis pas le plus à plaindre de l’équipe, mais, pen­dant long­temps, mon prin­ci­pal spon­sor, c’était mes pa­rents.

( DR.)

Maxime Cha­tai­gnier

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