« On va me de­man­der beau­coup­plus »

Pierre Rol­land, cou­reur del’ équipe Eu­rop­car

Le Parisien (Paris) - - Sports - Pro­pos re­cueillis par DA­VID OPOCZYNSKI

Sous la vé­ran­da inon­dée de so­leil des Jar­dins de Ba­ga­telle, un res­tau­rant du bois de Bou­logne, Jean- Re­né Ber­nau­deau, ma­na­geur de l’équipe Eu­rop­car, pro­met un Pierre Rol­land re­van­chard pour 2014, après une an­née où « il a cou­ru un peu à l’en­vers » . Le cou­reur de 27 ans, seule­ment 24e du Tour 2013, était res­té dis­cret de­puis l’été der­nier. Le meilleur jeune de l’édi­tion 2011 ( 10e) fait le point avant son re­tour à la com­pé­ti­tion pro­gram­mé sur le Tour mé­di­ter­ra­néen le 13 fé­vrier. Que reste- t- il de l’an­née 2013 ? PIERRE ROL­LAND. J’ai pris la sai­son du mau­vais pied. Je suis ar­ri­vé au dé­part du Tour avec cin­quante-cinq jours de course. C’était trop. J’ai fi­ni très fa­ti­gué, j’en avais marre. Mais ça ne se­ra pas une an­née inu­tile. Elle va me ser­vir. J’ai bien cou­pé cet hi­ver, et main­te­nant c’est bon. Quelle le­çon re­te­nez- vous du Tour ? Que j’ai très mal cou­ru. Je n’ai pas eu le bon com­por­te­ment. Je me se­rais bien vu sur les Champs- Ely­sées avec ce maillot à pois de meilleur grim­peur. Mais je n’ai pas su le lais­ser par­tir pour le ré­cu­pé­rer. J’ai vou­lu le gar­der tout le long. Mais je re­tiens aus­si que j’étais prêt. Du pre­mier jour au der­nier, j’étais à l’at­taque. Dans quelle me­sure votre mise hors course à la fin du Dau­phi­né pour un ef­fon­dre­ment du taux de cor­ti­so­lé­mie a- t- elle joué ? Ça m’a sû­re­ment per­tur­bé. Ça a chan­gé ma fa­çon de cou­rir. J’avais en­vie de jus­ti­fier des choses que je n’au­rais pas dû avoir à jus­ti­fier. J’ai vou­lu peut- être ré­pondre tout de suite pré­sent, alors que j’au­rais pu at­tendre une semaine ou dix jours. Ça m’avait tou­ché, vexé. J’ai vou­lu ré­agir en cham­pion, mais j’au­rais dû le faire au­tre­ment.

Si je me loupe, j’au­rai la Vuel­ta pour me rat­tra­per ”

Que change pour vous la pré­sence d’Eu­rop­car dans le World Tour ? Beau­coup de choses. Je vais en­fin être au contact avec tous les meilleurs dès le dé­but de sai­son. Ça va me faire fran­chir un cap. Mais on va aus­si me de­man­der beau­coup plus de choses cette an­née, comme fi­gu­rer dans les dix pre­miers du gé­né­ral de toutes ces courses. Com­ment voyez- vous le Tour ? Froome se­ra au- des­sus de tout le monde. Après, c’est un beau par­cours. La dif­fé­rence avec l’an­née der­nière, c’est que, si je me loupe, j’au­rai la Vuel­ta pour me rat­tra­per. Ça per­met d’être plus tran­quille. Mais l’échec, c’est im­por­tant aus­si.

( LP/ Da­vid Opoczynski.)

Bois de Bo­lu­logne, hier. Pierre Rol­land se veut re­van­chard pour 2014, après une an­née où « il a cou­ru un peu à l’en­vers »

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