J’ ai par­ti­ci­pé à « l’Emis­sion pour tous »

France2, 18 h 35. Nous nous sommes glis­sés par­mi les spec­ta­teurs du nou­veau ren­dez- vous quo­ti­dien de Laurent Ru­quier, qui rient, ap­plau­dissent… et parlent.

Le Parisien (Paris) - - Télévision Etmédias - CARLOTTA HAKIKI

« Mes­dames et mes­sieurs, s’il vous plaît. Est- ce que ceux qui n’ont ja­mais par­ti­ci­pé à l’émis­sion pour­raient se ma­ni­fes­ter? » Sur­prise, une ving­taine de mains seule­ment s’élèvent par­mi plus de 120 per­sonnes ve­nues as­sis­ter jeu­di der­nier à l’en­re­gis­tre­ment de « l’Emis­sion pour tous » . Neuf jours à peine après son ar­ri­vée à l’an­tenne, la nou­velle émis­sion quo­ti­dienne de di­ver­tis­se­ment de France 2, chaque soir à 18 h 35, peut dé­jà comp­ter sur des fi­dèles.

Des afi­cio­na­dos prêts à as­sis­ter, du­rant deux heures, à l’en­re­gis­tre­ment sur le pla­teau du Mou­lin- Rouge ( Pa­ris XVIIIe) dans une salle conti­guë au fa­meux ca­ba­ret pa­ri­sien. « Pour al­ler voir les gam­bettes c’est à droite, pour les ru­quiettes à gau- che » , s’amuse Mi­chelle. A 65 ans, cette re­trai­tée se pré­sente comme une fan in­con­di­tion­nelle de Laurent Ru­quier. « Il y a dix ans, j’avais as­sis­té avec une amie à On a tout es­sayé, ex­plique- t- elle. Ça a été un coup de foudre hu­mo­ris­tique. Dès que j’avais un jour de congés j’en pro­fi­tais pour al­ler as­sis­ter à ses émis­sions. Main­te­nant, que je suis à la re­traite, c’est une forme de com­pa­gnie pour moi. Et je ne suis pas la seule. »

Dans la salle, quelques fi­dèles se sa­luent de la main. « On voit sou­vent les mêmes têtes. Sur­tout par­mi les se­niors, sou­rit Mi­chel, 68 ans. On est gé­né­ra­le­ment pla­cés dans les der­niers rangs, der­rière la jeu­nesse. »

Face aux ha­bi­tués, trois hô­tesses veillent au bon em­pla­ce­ment de cha­cun. Ain­si Bi­bi est ré­tro­gra­dée du pre­mier au deuxième rang, « parce qu’on t’a dé­jà vue plu­sieurs fois » , lui lance une jeune femme. Un manque de re­nou­vel­le­ment que semblent re­mar­quer cer­tains té­lé­spec­ta­teurs avi­sés. « La fille là- bas a pris la pa­role hier, la dame au fond la semaine der­nière. Lui aus­si je l’ai dé­jà vu » , s’étonne San­drine, qui par­ti­cipe pour la pre­mière fois et dé­couvre le rythme ef­fré­né de l’émis­sion.

La ca­dence est qua­si mi­li­taire, avec in­ter­dic­tion d’al­ler aux toi­lettes du­rant les pauses” Hé­lène, dans le pu­blic

Le pu­blic doit im­pé­ra­ti­ve­ment ar­ri­ver à 13 heures pré­cises. Les équipes tech­niques ont alors moins d’une heure pour ef­fec­tuer tous les ré­glages et as­su­rer l’ac­cueil. « La ca­dence est qua­si mi­li­taire, avec in­ter­dic­tion d’al­ler aux toi­lettes du­rant les pauses qui sont trop courtes, sans eau ni casse- croûte. On est as­sis sur des bancs qui scient le dos. Et il n’y a pas as­sez de cous­sins pour tout le monde » , té­moigne, lé­gè­re­ment dé­çue, Hé­lène.

Pour les équipes tech­niques, le plus dé­li­cat reste d’ex­pli­quer au pu­blic com­ment uti­li­ser cor­rec­te­ment les ta­blettes nu­mé­riques sur les­quelles cha­cun est ap­pe­lé à ré­pondre par « oui » ou « non » aux ques­tions de l’ani­ma­teur. « Nous ren­con­trons quelques pro­blèmes tech­niques avec les ta­blettes. Si pen­dant le tour- nage vous avez un sou­ci, mer­ci de nous le si­gna­ler du­rant la pause » , pré­vient Yo­han, le chauf­feur de salle, d’un ton pres­sé. « Hier, il y a eu plu­sieurs couacs. Des oui se sont af­fi­chés alors que les gens avaient ré­pon­du non, ra­conte Ca­rine, 35 ans, pré­sente éga­le­ment la veille. Ru­quier s’est éner­vé en di­sant que c’était in­ad­mis­sible pour une émis­sion quo­ti­dienne. » « On est en plein rodage, se jus­ti­fie un tech­ni­cien. Donc on teste, mais on a des bons re­tours. »

A l’is­sue de deux heures d’en­re­gis­tre­ment, une femme rap­pelle qu’il reste des places pour les émis­sions de la semaine sui­vante. « Je se­rai là, s’ex­clame Ju­lien, 50 ans. Vaut mieux pas­ser à la té­lé que res­ter chez soi. »

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