« J’avais la porte la plus fra­gile de l’im­meuble »

Jean De­sportes, vic­time d ’un vol avec ef­frac­tion en mai der­nier

Le Parisien (Paris) - - Le Jourrnal de Paris - ALEXANDRE ARLOT

Jean De­sportes ve­nait d’em­mé­na­ger dans son ap­par­te­ment de la rue Coy­se­vox ( XVIIIe) de­puis trois mois. Sur les coups de 20 heures, le 2 mai 2013, il re­çoit un ap­pel de la po­lice lui si­gni­fiant de ve­nir im­mé­dia­te­ment à son do­mi­cile. Il a été cam­brio­lé. « Les vo­leurs ont fait sau­ter les gonds » , ex­plique ce concep­teur ré­dac­teur dans le do­maine de la pu­bli­ci­té, qui dé­couvre ce soir- là l’am­pleur des dé­gâts. Outre sa porte frac­tu­rée, ses af­faires sont épar­pillées dans le sa­lon et dans la chambre.

Près de 5 000 € de biens dé­ro­bés

« Ils cher­chaient les ob­jets de va­leur » , as­sure le tren­te­naire. Désem­pa­ré, il com­mence à re­cen­ser les ob­jets qui lui manquent : or­di­na­teur Apple, cos­tumes et cra­vates de marque, ap­pa­reil photo nu­mé­rique, pas­se­port, par­fums… « Et mon disque dur ex­terne qui conte­nait toutes mes don­nées et mes pho­tos sou­ve­nirs » , dé­plore- t- il. Le mon­tant to­tal des biens dé­ro­bés s’élève à près de 5 000 €. « Les cambrioleurs ne choi- sissent que les ob­jets qu’ils sont cer­tains d’écou­ler, ils ne s’em­bar­rassent pas du reste » , af­firme Jean en ci­tant ses ha­bits de marques moins connues qui n’ont pas été dé­ro­bés. Par­mi les rares per­sonnes pré­sentes dans l’im­meuble au mo­ment des faits, des voi­sins du cin­quième étage — trois pa­liers plus haut — ont bien en­ten­du du ta­page. « Ils pen­saient que je fai­sais des tra­vaux » , ex­plique la vic­time avec dé­pit.

Iro­nie du sort, l’ap­par­te­ment de ce « pu­bard » n’au­rait sû­re­ment pas été cam­brio­lé si les mal­fai­teurs avaient réus­si à pé­né­trer chez son voi­sin du des­sous. « Ils ont com­men­cé à at­ta­quer sa porte, mais elle était suf­fi­sam­ment bien pro­té­gée par des cor­nières mé­tal­liques » , confie Jean. Sa porte, elle, ne pos­sé­dait au­cune sé­cu­ri­té. « Comme je ve­nais d’em­mé­na­ger, j’avais la porte la plus fra­gile de l’im­meuble. » Son as­su­rance ne l’a rem­bour­sé qu’à hau­teur de 1 000 €, soit un cin­quième de la va­leur des biens dé­ro­bés. Il en a consa­cré une par­tie à l’achat de cor­nières mé­tal­liques, qui pro­tègent dé­sor­mais sa porte en bois.

( DR)

Rue Coy­se­vox ( XVIIIe), le 2 mai 2013. En ren­trant chez lui, Jean a dé­cou­vert son sa­lon et sa chambre en désordre. Tous les ob­jets et ha­bits de va­leur ont été dé­ro­bés.

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