La can­di­da­ture de Pape Diouf ré jouit la droite mar­seillaise

L’en­trée en lice pour les mu­ni­ci­pa­lesde l’an­cien pa­tronde l’OM, sou­tien de Hol­lande en 2012, em­bar­rasse le so­cia­liste Pa­trick Men­nuc­ci.

Le Parisien (Paris) - - Politique - MAR­SEILLE ( BOUCHES- DU- RHÔNE) De notre cor­res­pon­dant MARC LERAS

Amoins de sept se­maines du pre­mier tour, l’en­trée de Pape Diouf dans l’arène des mu­ni­ci­pales mar­seillaises, of­fi­cia­li­sée hier par une con­fé­rence de presse dans un hô­tel de luxe sur la Cor­niche, vat- elle re­lan­cer une cam­pagne où les deux fa­vo­ris sont au coude- à- coude dans les son­dages ?

S’il veut « chan­ger la donne » , son slo­gan de cam­pagne, l’an­cien pré­sident de l’OM part au com­bat en re­fu­sant le sou­tien de tout par­ti et sans vé­ri­table base mi­li­tante. Pour « ré­pondre aux ur­gences de la ville » , il va s’ap­puyer sur un as­sem­blage hé­té­ro­clite de col­lec­tifs ci­toyens, d’ex­perts et d’an­ciens élus de tout bord en lan­çant aus­si des ap­pels à se ras­sem­bler au­tour de lui. nMo­bi­li­ser les abs­ten­tion­nistes « Je ne pré­tends pas tout savoir, mais j’ai au­tour de moi des gens qui ont une vi­sion claire des pro­blèmes et des com­pé­tences pour les ré­soudre » , ex­plique Pape Diouf, qui n’a pré­sen­té, hier, ni liste ni pro­gramme, mais croit en ses chances. « Ce qui est es­sen­tiel, c’est que les Mar­seillais en­tendent ce qu’on veut leur dire, la pre­mière des choses est de res­tau­rer la confiance. »

Pour ga­gner son sprint élec­to­ral, l’an­cien jour­na­liste et agent de joueurs compte sur la mo­bi­li­sa­tion des abs­ten­tion­nistes — 42 % aux der­nières élec­tions mu­ni­ci­pales — aux­quels il lance un ap­pel, alors que les pre­miers son­dages s’an­noncent dé­ce­vants.

L’en­trée en lice d’un sou­tien de Fran­çois Hol­lande lors de la der­nière pré­si­den­tielle ra­vit l’UMP, d’au­tant que Pape Diouf a re­fu­sé de se pro­non­cer sur son at­ti­tude au se­cond tour. « Alors que la gauche s’était pré­sen­tée unie en 2008, elle est cette fois- ci ex­plo­sée » , sa­voure Yves Mo­raine, porte- pa­role de Jean- Claude Gau­din. « Com­ment Pa­trick Men­nuc­ci, qui n’ar­rive pas à réunir son camp, pour­rait- il pré­tendre ras­sem­bler les Mar­seillais ? C’est un res­pon­sable po­li­tique di­vi­seur et cli­vant. »

Pa­trick Men­nuc­ci, qui a te­nu, hier soir, son pre­mier mee­ting de­puis son al­liance avec les éco­lo­gistes, a ac­cueilli la nou­velle avec sé­ré­ni­té. « Sa can­di­da­ture peut être une chance s’il ras­semble des gens qui ne vont pas vo­ter » , es­time le can­di­dat so­cia­liste. « Mon pro­blème, ce n’est pas le pre­mier tour, mais le deuxième où il fau­dra battre Gau­din. Pour ça, je suis le seul ca­pable de ras­sem­bler, du Front de gauche à Pape Diouf. »

( AFP/ Anne- Ch­ris­tine Pou­jou­lat.)

Mar­seille ( Bouches- du- Rhône), hier. S’il a an­non­cé of­fi­ciel­le­ment sa can­di­da­ture aux mu­ni­ci­pales, Pape Diouf n’a pré­sen­té ni liste ni pro­gramme à moins de sept se­maines du pre­mier tour.

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