Gim­bert, bu­teur­sur­le­tard

Cou­pe­de­laLigue( de­mi- fi­nale)/ Lyon- Troyes( L 2)

Le Parisien (Paris) - - Sports - MAXIme BAr­BAud

cer­tains foot­bal­leurs passent pour des mo­dèles de pré­co­ci­té. D’autres prennent da­van­tage leur temps. Ghislain Gim­bert ap­par­tient à cette se­conde ca­té­go­rie. « Je de­viens un joueur d’ex­pé­rience » , s’amuse l’at­ta­quant de 28 ans. Cette sa­gesse es­cor­te­ra ses pas, ce soir, sur la pe­louse de Ger­land.

Troyes se fé­li­cite, en tout cas, de bé­né­fi­cier de son vé­cu. Au prin­temps 2009, le na­tif de Roanne a dé­jà connu, en ef­fet, les joies d’une qua­li­fi­ca­tion pour la fi­nale de la Coupe de la Ligue. Il por­tait alors le maillot de Vannes, hé­roïque tom­beur de Nice aux tirs au but en de­mi- fi­nale. « C’est mon meilleur sou­ve­nir en­core au­jourd’hui. Jouer au S t a d e de F r a n c e , de­vant 80 000 per­sonnes, c’était ma­gni­fique. A l’époque, Vannes était un pe­tit club nou­veau pro­mu en L 2. On ne sa­vait pas grand- chose de nous. »

buts en 20 matchs de Ligue 2

n11 La dé­faite sans ap­pel ( 4- 0), lar­ge­ment consom­mée après moins d’un quart d’heure face à Bor­deaux, le fu­tur cham­pion de France, avait, i l en convient, quelque peu dou­ché les ar­deurs bre­tonnes. Le joueur, for­mé à Gre­noble, es­père gui­der les siens et s’in­vi­ter une deuxième fois dans l’en­ceinte dio­ny­sienne « pour le club, le staff, les sup­por­teurs » .

Car il se sait re­de­vable à Troyes. Pro­fes­sion­nel de­puis neuf ans, il a rou­lé sa bosse en Ligue 2 es­sen­tiel­le­ment, mais aus­si en Na­tio­nal. Cette sai­son, il fi­gure par­mi les plus fines gâ­chettes du cham­pion­nat. Il s’agit d’un sta­tut nou­veau pour lui. Avant de re­joindre l’Estac, il n’avait ja­mais fran­chi la barre sym­bo­lique des 10 buts ( 8 avec Vannes en Ligue 2 en 2009- 2010). Il en to­ta­lise dé­jà onze cette sai­son en vingt matchs, soit un tiers des réa­li­sa­tions de son équipe en cham­pion­nat. « J’évo­lue dans un style com­plè­te­ment différent, avec un vrai 10 der­rière moi, Ben­ja­min Ni­vet, qui flambe cette sai­son. Opé­rer avec lui, ça fa­ci­lite for­cé­ment les choses. »

Le rôle de Jean- Marc Fur­lan, son en­traî­neur, n’est pas non plus ano­din dans sa réus­site. Après trois sai­sons à La­val, le tech­ni­cien au­bois a su trou­ver les mots justes pour en ti­rer la quin­tes­sence. « Son dis­cours m’a ai­dé. On par­lait de moi comme d’un joueur cou­rant par­tout, ne lâ­chant rien, confie- t- il. Mais il faut savoir gar­der son éner­gie pour être pré­sent de­vant le but. Avec Fur­lan, j’ai ap­pris à res­ter dans la sur­face de ré­pa­ra­tion, être à la li­mite du hors­jeu, ne pas me dis­per­ser sur les cô­tés, vrai­ment res­ter dans ce rôle de bu­teur. »

Dans ce re­gistre, il s’est par­ti­cu­liè­re­ment mis en va­leur lors de confron­ta­tions avec des clubs de l’élite. En Coupe de la Ligue, il a ain­si mar­qué face à Evian et réa­li­sé un dou­blé contre Va­len­ciennes. Ce Sté­pha­nois de coeur ai­me­rait ren­con­trer pa­reille for­tune de­vant Lyon.

( AFP.) ( PhotoPQR « L’Est Éclair » . )

Zla­tan Ibra­hi­mo­vic a, une fois en­core, écla­bous­sé toute la ren­contre de son ta­lent. Stade de l’Aube ( troyes), le 13 sep­tembre. Ghislain Gim­bert a dé­jà dis­pu­té une fi­nale de Coupe de la Ligue, en 2009 avec Vannes. Il es­père ré­ci­di­ver avec l’Estac cette sai­son.

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