« On sent qu’ils ont été pris par le temps »

An­tho­ny Ben­na, de l’équipe de France de bosses

Le Parisien (Paris) - - Jeuxolympiques D'hiver - Pro­pos re­cueillis par D. C.

Les « bos­seurs » ont été les pre­miers ath­lètes de l’équipe de France olym­pique à in­té­grer le vil­lage dès le 1er fé­vrier. Lo­gé dans la sta­tion d’al­ti­tude construite de toutes pièces au fond de la val­lée de Kras­naïa Polïa­na, sur le site de Ro­sa Khu­tor, An­tho­ny Ben­na, 26 ans, et ses col­lègues de l’équipe de France de bosses ont pris pos­ses­sion de leurs quar­tiers en al­ti­tude, à plus d’une heure du vil­lage olym­pique de Sotchi. Le skieur de Me­gève, dé­jà pré­sent en 2010 à Van­cou­ver, est plu­tôt agréa­ble­ment sur­pris par la qua­li­té des ins­tal­la­tions. Com­ment s’est ef­fec­tuée votre ar­ri­vée ? AN­THO­NY BEN­NA. Le voyage a été très long. Nous nous sommes en­vo­lés de Zu­rich di­rec­te­ment pour Sotchi. A 1 h 30 du ma­tin, j’étais en­fin dans ma chambre après avoir quit­té la Suisse le ma­tin à 8 heures. En fait, il y a eu beau­coup d’at­tente, beau­coup de contrôles. Je crois que je n’ai ja­mais pas­sé au­tant de douanes de ma vie ! Dans quel état avez- vous trou­vé le vil­lage olym­pique ? Nous étions ve­nus l’an der­nier en com­pé­ti­tion. C’est fou ce qui a été réa­li­sé ici en une seule an­née. Tout a chan­gé et je n’ai rien re­con­nu. La gare ferroviaire n’exis­tait pas par exemple. Ils sont par­tis de rien pour faire un vil­lage. Tout est prêt et fi­ni ? On sent qu’ils ont été pris par le temps. Hier soir ( lun­di), ils ont par exemple gou­dron­né l’en­trée du vil­lage. Dans le hall de notre ré­si­dence, les lampes de che­vet sont en­core en­tas­sées et pas ins­tal­lées. Une de mes col­lègues sent en­core beau­coup la pein­ture fraîche dans sa chambre alors que moi pas du tout. Mal­gré ces re­tards, les JO peuvent- ils se dé­rou­ler nor­ma­le­ment ? Oui, bien sûr. Mis à part la res­tau­ra­tion qui n’est pas très va­riée ( rires). Di­sons que je mange des pâtes, du riz et du pou­let, c’est tout. Si­non, les condi­tions de vie sont très bonnes. Dans notre im­meuble, on dis­pose d’un médecin, d’un dentiste, d’un gy­né­co­logue, d’un su­per­mar­ché et même d’une salle de jeux vi­déo où on peut par­ti­ci­per à l’épreuve olym­pique de bosses ! Com­ment ju­gez- vous la qua­li­té des ins­tal­la­tions spor­tives ? Elles sont très bonnes. Dans notre ré­si­dence, on dis­pose d’une su­per salle de mus­cu. La piste de bosses est plus tech­nique qu’en Coupe du monde, mais on s’adap­te­ra. Par rap­port à Van­cou­ver, le pu­blic se­ra moins bien pla­cé. Mais à la té­lé, le spec­tacle risque d’être gé­nial. Par­lez- nous des condi­tions cli­ma­tiques. Cer­tains émet­taient des craintes sur la pré­sence de neige en quan­ti­té suf­fi­sante… L’an der­nier, il y avait peu de neige, c’est vrai. Il pleu­vait même. Cette an­née, rien à voir. On crai­gnait que la neige soit gra­nu­leuse, mais pas du tout. Il fait froid et grand beau. On a re­gar­dé les pré­vi­sions mé­téo pour les jours à ve­nir ( NDLR : il concourt le 10 fé­vrier et les filles les 6 et 8 fé­vrier) et elles vont per­sis­ter comme ça.

C’est fou ce qui a été fait en un an”

4

5

Ski de fond

Piste de bobs­leigh bobs­leig

1 500m

1 200m

- 3 ° C

- 2 ° C

6

Half- pipe et ski al­pin

2 000m

- 3 ° C

( AFP/ Ka­rim Jaa­far.)

An­tho­ny Ben­na.

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