Et­vous, com­bien­ga­gnez- vous?

Les sa­laires des spor­tifs ali­mentent bien des fan­tasmes. Loin des chiffres at­tri­bués aux stars, nous avons ren­con­trédes cham­pions aux re­ve­nus... or­di­naires.

Le Parisien (Paris) - - Sports Ile- De- France - L. C.

Quel est le point com­mun entre Gio­van Oniangue et To­ny Par­ker ? Tous deux évo­luent par­mi l’élite de leur sport — le bas­ket —, le pre­mier en Pro A avec le Pa­ris- Le­val­lois, le se­cond en NBA avec les Spurs de San An­to­nio.

Pour le reste, tout les sé­pare. A com­men­cer par leurs ré­mu­né­ra­tions res­pec­tives : 24 000 € an­nuels pour le pre­mier, 12,4 M€ pour le se­cond*. A la louche, il fau­drait donc que le jeune Oniangue joue à ce ta­rif- là au moins six siècles pour ga­gner ce que touche Par­ker en une an­née.

Le rac­cour­ci est certes fa­cile : si le ta­lent de Gio­van Oniangue se confirme, nul doute qu’il grim­pe­ra lui aus­si l’échelle des sa­laires. Mais pour d’autres, dans quelques dis­ci­plines moins mé­dia­ti­sées, la marge de pro­gres­sion est qua­si­ment in­exis­tante. Et dans un contexte où « spor­tifs, trop payés » est un re­frain à la mode, les té­moi­gnages que nous avons re­cueillis dé­montrent au moins une chose : le sport à deux vi­tesses est une réa­li­té.

To­ny Par­ker et quelques autres vivent dans un autre monde, tan­dis que la plu­part des ath­lètes de haut ni­veau ont bien les deux pieds dans le réel, comme tout un cha­cun. Avec une par­ti­cu­la­ri­té com­mune tou­te­fois : car­rière pré­caire ( risques de bles­sures no­tam­ment) et courte ( pas­sé 35 ans, la né­ces­si­té d’une re­con­ver­sion est im­pé­ra­tive). (*) Source : « L’Equipe Ma­ga­zine » du 9 mars 2013.

( LP/ Cé­dric Le­cocq.)

Pa­lais des sports Mar­cel- Cer­dan ( Le­val­lois), di­manche. Gio­van Oniangue, dont le contrat se ter­mine en juin, peut es­pé­rer dou­bler, voire tri­pler son sa­laire la sai­son pro­chaine.

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