« Ja­cket­la­mé­ca­ni­que­du­coeur » Un­coeur­gros­com­me­ça

Le Parisien (Paris) - - Les Sortiesaucinéma - RE­NAUD BA­RONIAN

de Ma­thias Mal­zieu et Sté­phane Ber­la, avec les voix de Ma­thias Mal­zieu, Oli­via Ruiz, Grand Corps Ma­lade, Jean Ro­che­fort… l y a mis tout son coeur, et ce­la fait des an­nées que ça dure. En 2007, Ma­thias Mal­zieu, lea­der du groupe Dio­ny­sos, pu­bliait si­mul­ta­né­ment son troi­sième ro­man et un disque, tous deux in­ti­tu­lés « la Mé­ca­nique du coeur » . L’his­toire d’un ga­min qui naît, en 1874 à Edim­bourg, avec le coeur ge­lé par le froid, avant d’être sau­vé par une sage- femme qui va lui gref­fer une hor­loge à la place du coeur. Au ro­man, poé­tique et ro­man­tique, ins­pi­ré par la relation que vi­vait alors le mu­si­cien avec la chan­teuse Oli­via Ruiz, ré­pon­daient les chan­sons, en­le­vées et in­ter­pré­tées par Mal­zieu, Ruiz et d’autres ar­tistes comme Grand Corps Ma­lade, Alain Ba­shung, ou le co­mé­dien Jean Ro­che­fort.

InUne Sept ans après, ce pro­jet de­vient un film d’ani­ma­tion réunis­sant qua­si­ment la même équipe. Et la belle his­toire conti­nue pour Ma­thias Mal­zieu : « Jack et la mé­ca­nique du coeur » nous en met plein les yeux et les oreilles et nous fait rê­ver, trem­bler, rire ou pleu­rer.

Un vrai tour de force quand on sait

ani­ma­tion in­ven­tive

qu’il s’agit du pre­mier long- mé­trage de Mal­zieu et de son co­réa­li­sa­teur Sté­phane Ber­la, qui a si­gné de nom­breux clips. De l’Ecosse à l’An­da­lou­sie en pas­sant par Pa­ris, le film nous fait par­ta­ger le des­tin de Jack ( voix de Ma­thias Mal­zieu), condam­né à ne pas su­bir d’émo­tions fortes et à ne sur­tout pas tom­ber amou­reux, au risque de voir le fra­gile mé­ca­nisme de l’hor­loge qui lui tient lieu de coeur s’ar­rê­ter. Mais il va tom­ber fou d’amour de la pe­tite chan­teuse de rue Miss Aca­cia ( Oli­via Ruiz), qu’il va dis­pu­ter au mé­chant Joe ( Grand Corps Ma­lade). En fi­lant sur ses traces à tra­vers l’Eu­rope, il va croi­ser Jack l’Even­treur ou le ci­néaste Georges Me­liès, le tout ryth­mé par de for­mi­dables chan­sons.

Si le film s’avère si réus­si, ce n’est pas seule­ment grâce à son scé­na­rio et à sa par­ti­tion : il bé­né­fi­cie d’une ani­ma­tion in­croya­ble­ment in­ven­tive, qui mixe in­tel­li­gem­ment les genres. Tan­tôt pleine de poé­sie, à la fa­çon des grands clas­siques comme « le Roi et l’Oiseau » , tan­tôt proche du man­ga, elle offre des plages au­da­cieuses de scènes en grand large qui s’animent en pop- up à la fa­çon d’un livre pour en­fants, tout en sa­chant s’ar­rê­ter sur un dé­tail plein écran comme une larme ou un sou­rire. Un charme gra­phique qui opé­re­ra tant sur les adultes que sur les en­fants.

( Eu­ro­paCorp.)

Jack a été sau­vé bébé par une sage- femme qui lui a gref­fé une hor­loge à la place du coeur.

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