IM­PÔTS, SA­LAIRES, DIEU­DON­NÉ…

Le Parisien (Paris) - - Les Sortiesaucinéma -

THO­MAS CLEMENCEAU. En tant que Belge tra­vaillant en France, où payez- vous vos im­pôts ? Dans les deux pays. Et je suis très im­po­sé en Bel­gique. Chaque fois que je tourne, on me re­tient en gros la moi­tié du ca­chet… Mais at­ten­tion, je suis ra­vi de payer des im­pôts ! Je trouve gé­nial de par­ti­ci­per à la ré­no­va­tion des au­to­routes ou au ra­mas­sage des pou­belles. Et puis tu aides les gens qui ont moins de chance que toi, et c’est nor­mal. Si j’étais fran­çais et que j’étais taxé à 75%, je ne par­ti­rais pas. En re­vanche, je fe­rais aug­men­ter mes sa­laires ! LAU­RENCE MU­RAT. Vous avez fait par­tie du ju­ry du concours Miss France. Ne trou­vez- vous pas que ce concours est sexiste ? Non, c’était sym­pa. C’est dom­mage qu’elles soient si mal ha­billées ( rires). Il vau­drait mieux se de­man­der pour­quoi les sa­laires des femmes sont in­fé­rieurs à ceux des hommes : ça, c’est une vraie ques­tion. Mais les concours Miss France… Ça fait par­tie du folk­lore. Et puis plein de pe­tites filles rêvent de de­ve­nir prin­cesses… Ce spec­tacle est kitsch, de mau­vais goût, mais je ne crois pas que çaem­pêche les femmes des’ éman­ci­per. PA­TRICK BU­RET. Qu’avez- vous pen­sé de l’in­ter­dic­tion du spec­tacle de Dieu­don­né ? In­ter­dire quelque chose, c’est tou­jours casse- gueule, même s’il va trop loin dans l’in­ci­ta­tion à la haine ra­ciale. Il existe suf­fi­sam­ment de dis­po­si­tifs pour le re­ca­drer. L’in­ter­dire, c’est l’ins­tal­ler en mar­tyr, de­mê­meque cer­tains de ses spec­ta­teurs qui vont se sen­tir lé­sés. Là, il est ac­cu­lé et il ne re­vien­dra pas en ar­rière. C’est triste pour Dieu­don­né d’avoir mis le rire au ser­vice d’un pro­sé­ly­tisme guer­rier. JEAN- JACQUES RE­NARD. Que pen­sez- vous des mou­ve­ments de pro­tes­ta­tion ac­tuels en France contre le ma­riage ho­mo­sexuel… Je ne com­prends pas que l’on re­mette en ques­tion ces évo­lu­tions- là. De la Bel­gique, quand on voit ça, on ri­gole. Qu’est- ce qu’on en a à foutre de savoir avec qui tu te ma­ries ! Ceux qui sont contre l’ho­mo­pa­ren­ta­li­té, qu’est- ce qui dit que leur gosse ne va pas de­ve­nir ho­mo­sexuel ! C’est comme re­mettre en cause l’avor­te­ment ! Pour­tant, moi, je suis chré­tien, mais je ne com­prends pas cette ré­gres­sion. Twee­ter, pour moi, contri­bue à pro­pa­ger des in­for­ma­tions de masse qui di­visent les gens. JEAN- JACQUES RE­NARD. Connais­sez- vous Ju­lie Gayet ? Oui. Un jour, sans me connaître, elle s’est in­quié­tée pour moi dans une soi­rée, parce que je m’étais af­fa­lé sur une table après avoir bu­quatre whis­kys d’af­fi­lée… C’était au mo­ment du film « les Ran­don­neurs » . C’est le sou­ve­nir­quej’ai de Ju­lie Gayet : sa gen­tillesse. Que pen­sez- vous de la ré­vé­la­tion par « Clo­ser » de sa liai­son avec le pré­sident ? Tous les hommes et les femmes se sont re­con­nus ( rires). J’ai de la peine pour Va­lé­rie Trier­wei­ler, j’es­père qu’elle était au cou­rant avant. Quant à Hol­lande, je me­dis : « Ah­mon­co­chon, on ne t’avait pas vu ve­nir ! » ( rires). Si­non, quand on viole ta vie pri­vée, c’est le ré­sul­tat de ce que tu sèmes. Mais ce se­rait in­juste que ce­la nuise à la car­rière de Ju­lie Gayet. Pré­tendre qu’elle est nom­mée aux Cé- sars à cause de sa liai­son avec Hol­lande, il faut ar­rê­ter de dé­con­ner. A chaque fois qu’elle va faire quelque chose main­te­nant, on va crier au com­plot ? Et vous, avez- vous dé­jà été vic­time des pa­pa­raz­zis ? Oui plu­sieurs fois. J’ai dû dé­men­tir au­près de ma mère pour des trucs faux qu’on avait écrits sur moi. Ce n’est pas agréable, mais je ne crie­rai pas ha­ro sur la presse people. Les gens aiment la lire. Les jour­naux comme « Clo­ser » peuvent men­tir, mais ils font­quand­mê­me­gaffe. Avez- vous at­ta­qué ceux qui ont pu­blié des cli­chés de vous avec Chia­ra Mas­troian­ni ? C’est sys­té­ma­tique, j’at­taque. C’est la règle du jeu. La presse people joue presque un rôle de mo­ra­li­sa­teur. Comme si on nous di­sait : « Vous ne pou­vez pas être avec deux femmes en même temps. » Alors que pour­quoi pas ?

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