D’autres pays au­to­risent dé­jà l’Avas­tin

Le Parisien (Paris) - - Economie - D. R.

Jus­qu’en 2012, beau­coup d’oph­tal­mo­lo­gistes uti­li­saient l’Avas­tin contre la forme hu­mide de la DMLA, la plus fré­quente. Mais le 11 juillet 2012, une cir­cu­laire de la Di­rec­tion gé­né­rale de la san­té ( DGS) y a mis fin en im­po­sant que seuls les mé­di­ca­ments ayant ob­te­nu une au­to­ri­sa­tion de mise sur le mar­ché ( AMM) pour une in­di­ca­tion soient uti­li­sés dans cette in­di­ca­tion uni­que­ment. « Ce jour- là, j’ai tout ar­rê­té, évi­dem­ment, ra­conte le pro­fes­seur Fran­çois Chast, chef de la phar­ma­cie à l’hô­pi­tal Co­chin, à Pa­ris. Pour­tant, j’ai pré­pa­ré 3 000 in­jec­tions d’Avas­tin sans ren­con­trer le moindre pro­blème. » Cette cir­cu­laire s’ins­cri­vait dans le contexte de l’af­faire du Me­dia­tor, lar­ge­ment pres­crit hors AMM. Pour­tant, d’autres pays ont fait un choix différent. Les Etats- Unis, la Grande- Bre­tagne, l’Al­le­magne, les Pays- Bas, l’Ita­lie… uti­lisent l’Avas­tin, dont l’équi­va­lence avec le coû­teux Lu­cen­tis a été dé­mon­trée par six études in­ter­na­tio­nales. C’est par ha­sard que l’ef­fi­ca­ci­té de l’Avas­tin dans la DMLA a été dé­cou­verte. C’est le pro­fes­seur Philip Ro­sen­feld, ex­pert re­nom­mé de l’Ins­ti­tut de la vue de Mia­mi qui, en 2005, a fait le lien lors­qu’une pa­tiente souf­frant de DMLA et par ailleurs trai­tée par Avas­tin pour un cancer a consta­té que sa vue s’était amé­lio­rée. La nou­velle a vite fait le tour du monde et les oph­tal­mo­lo­gistes se sont mis à pres­crire ce pro­duit mi­racle lan­cé en 2004 par la so­cié­té Ge­nen­tech. En 2006, cette même fi­liale du suisse Roche lan­çait le Lu­cen­tis, pro­duit à la struc­ture très proche de l’Avas­tin. Au terme d’un ac­cord de « co­pro­mo­tion » , Roche vend le Lu­cen­tis aux Etats- Unis et No­var­tis le com­mer­cia­lise dans le reste du monde.

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