Faites- vous confiance aux phar­ma­ciens pour vos pe­tits maux ?

Le Parisien (Paris) - - Société - Proposrecueillispar AN­THO­NY LIEURES

Louis Ca­baud

45 ans, con­sul­tant Ver­nouillet ( 78)

« Bien sûr ! Ils ont fait des études et doivent bien être qua­li­fiés pour ça. Moi­même, si j’ai un peu mal à la tête ou à la gorge, je fais de l’au­to­mé­di­ca­tion. Si je peux évi­ter d’al­ler chez le mé­de­cin, ce­la me fait ga­gner du temps. Je suis même prêt à payer un peu pour être diag­nos­ti­qué en phar­ma­cie. 4 € le test pour une an­gine, c’est tou­jours moins par rap­port aux 13 € que rem­bourse l’As­su­rance ma­la­die. »

Da­mien De­bée

31 ans, di­rec­teur d’hô­tel

Dun­kerque ( 59)

« Pas du tout. La plu­part du temps, ce n’est pas un phar­ma­cien qui vous sert mais des as­sis­tants ou même des étu­diants le week- end. De­puis quelques an­nées, les phar­ma­cies sont de­ve­nues de vrais centres com­mer­ciaux où l’on peut ache­ter tout et n’im­porte quoi. En re­vanche, si c’est un phar­ma­cien qui a un vrai badge sur sa blouse, il n’y a pas de pro­blème. Mais c’est loin d’être tou­jours le cas. »

Emi­lie Bar­na­bé

31 ans, com­mu­ni­cante

Pa­ris ( XXe)

« Pas vrai­ment. Je vais ra­re­ment dans les phar­ma­cies, car je pré­fère vrai­ment l’ex­per­tise de mon mé­de­cin. Je sais sur­tout que les phar­ma­ciens sont très sol­li­ci­tés par des la­bo­ra­toires, qui leur de­mandent de vendre tel ou tel pro­duit… Cer­tains ne sont d’ailleurs là que pour pla­cer leurs mé­di­ca­ments. Dès que je tombe ma­lade, je vais consul­ter mon mé­de­cin. »

Ya­zid Hadj- Mo­hand

39 ans, in­gé­nieur d’af­faires

Cer­gy ( 95)

« Oui, plu­tôt. En plus, c’est pra­tique, on peut trou­ver une phar­ma­cie ou­verte tous les jours, alors qu’on est obli­gé de prendre ren­dez- vous pour al­ler chez le mé­de­cin. Je n’y vais que lorsque c’est grave. Pour un dé­but de grippe, des cour­ba­tures ou un gros rhume, je vais à la phar­ma­cie ou je pioche dans le stock de mé­di­ca­ments qui m’ont été pres­crits lors d’une pré­cé­dente consul­ta­tion. »

Adrien Blan­din

25 ans, com­mer­cial

Pa­ris ( XVIIe)

« Oui et non. J’ai peur que ce genre de tests ne soit pro­po­sé qu’à des fins com­mer­ciales. Ce­la fa­ci­lite la ra­pi­di­té d’achat de mé­di­ca­ments. En quelques se­condes, on vous fait un diag­nos­tic et vous achetez. C’est dan­ge­reux pour les hy­po­con­driaques. Mais ce­la peut avoir un in­té­rêt pour les per­sonnes qui n’ont pas le temps d’al­ler chez le mé­de­cin. C’est mon cas : pour des pe­tits bo­bos je n’y vais ja­mais. »

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