Bra­vo et Ro­then gardent un pen­chant pour Pa­ris

Le Parisien (Paris) - - Sports -

Da­niel Bra­vo ( 50 ans) et Jérôme Ro­then ( 35 ans) ont tous deux por­té les cou­leurs de Monaco puis du PSG. Avant le su­per choc de la L 1 di­manche, les deux an­ciens in­ter­na­tio­naux fran­çais, dé­sor­mais consul­tants pour le groupe Ca­nal +, re­viennent sur les dif­fé­rences entre ces deux clubs. Dans quel club est- ce le plus agréable de jouer ? JÉRÔME RO­THEN. Quand j’y étais, ces deux clubs ne fai­saient pas trop at­ten­tion aux ins­tal­la­tions pour les joueurs. De l’ex­té­rieur, les clubs don­naient l’im­pres­sion de briller mais, à la Tur­bie, on se chan­geait dans des pré­fa­bri­qués. Ça pou­vait être un frein. Mais, de­puis, ce­la a chan­gé à Pa­ris comme à Monaco. DA­NIEL BRA­VO. A Monaco. Quand je suis ar­ri­vé de Nice, je suis tom­bé des nues. La ré­gion est ma­gni­fique, tout est tran­quille, il fait beau. Mais tu as ten­dance à te re­po­ser sur tes lau­riers. On n’avait pas les moyens de se payer une Porsche, mais on mon­tait à la Tur­bie dans nos pe­tites Golf ca­brio­let. Au fil du temps, tu réa­lises que tu ne pro­gresses pas. Y a- t- il moins de pres­sion à Monaco qu’à Pa­ris ? D. B. Al­ler en fi­nale de la Ligue des cham­pions comme l’a fait Jérôme ( en 2004), c’est un pe­tit mi­racle pour Monaco parce qu’il n’y a pas l’en­vi­ron­ne­ment pour faire de grandes choses, c’est plus dif­fi­cile. Il y a peu de sup­por­teurs de Monaco. Les gens viennent par cu­rio­si­té des en­vi­rons mais ils ne sont pas sup­por­teurs. Par­fois, le stade est plein, mais les gens n’en­cou­ragent pas. C’est dif­fi­cile de se trans­cen­der. J’ai le re­gret d’avoir joué jeune à Monaco. Un gar­çon plus mûr sait com­ment se mo­ti­ver. J. R. A Monaco, tu as presque l’im­pres­sion de ne pas être foot­bal­leur. Dans le village, tout le monde s’en fiche d’un foo­teux, il y a tellement de gens connus. A Pa­ris, il y a une vraie pres­sion po­pu­laire. Les gens te rap­pellent tou­jours qu’il faut ga­gner, les di­ri­geants aus­si. Chaque an­née, il faut être cham­pion même quand il n’y a pas l’équipe pour. Les ten­ta­tions sont- elles les mêmes dans les deux clubs ? J. R. Je suis né à Pa­ris, donc je n’ai pas at­ten­du de re­ve­nir pour en pro­fi­ter. Il y a des res­tau­rants fan­tas­tiques où tu peux man­ger quand tu veux. A Monaco, il faut faire at­ten­tion car tout se sait, même si l’an­née où on est al­lés en fi­nale de Coupe d’Eu­rope, on a fait quelques grosses vi­rées. Mais tu ne peux pas faire n’im­porte quoi au risque de te perdre. D. B. Quand tu as de grandes am­bi­tions, tu ne peux pas être fê­tard. C’est fi­ni l’époque où les gars étaient tout le temps de­hors. Au­jourd’hui, les joueurs ont les moyens de par­tir faire la fête à Ibi­za ou ailleurs ; donc le mec qui veut sor­tir, il le fait.

A Monaco, tout se sait”

Jérôme Ro­then

( Da­niel Bar­dou.)

Pa­ris, lun­di. Da­niel Bra­vo ( à gauche) et Jérôme Ro­then ont de bons sou­ve­nirs du PSG et de l’AS Monaco, deux clubs dans les­quels il ont évo­lué.

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