Les am­bi­tions, le pro­jet, les coachs

Le Parisien (Paris) - - Sports -

Quel club choi­si­riez- vous au­jourd’hui ? J. R. Sans hé­si­ter, je me ver­rais da­van­tage à Pa­ris. C’est un vrai rou­leau com­pres­seur qui at­teint dé­jà des som­mets en cham­pion­nat mais aus­si sur la scène eu­ro­péenne.

D. B. At­tends, ils n’ont fait qu’un quart de fi­nale ! Nous, nous sommes al­lés en de­mie ( en

1995) ! J. R. Même si j’ai peut- être pas­sé la meilleure sai­son de ma car­rière à Monaco, je pense que c’est plus sym­pa pour un joueur de vivre avec une telle dy­na­mique, une telle pres­sion qu’à Pa­ris. Il y a des joueurs de classe mon­diale à toutes les lignes. Pour moi, il n’y a pas pho­to. Mais j’es­père que Monaco va de­ve­nir en­core plus com­pé­ti­tif et at­trayant. D. B. Monaco n’est pas fait pour un jeune am­bi­tieux mais da­van­tage pour un joueur d’ex­pé­rience. Il y a les sa­laires mais aus­si un cadre su­per. Au bord de la mer avec un cli­mat ex­cep­tion­nel, c’est par­fait pour ceux qui ont des en­fants. C’est un cadre que re­cherchent des joueurs plus ma­tures. Peut- être que Sa fa­mille vit dans un en­droit fan­tas­tique. C’est un peu les va­cances toute l’an­née. Mais Pa­ris a une autre di­men­sion. Quel est le meilleur en­traî­neur, Ra­nie­ri ou Blanc ? D. B. Je suis sur­pris par les deux. En Ita­lie, je trou­vais Ra­nie­ri dé­fen­sif et, là, je dé­couvre un en­traî­neur as­sez of­fen­sif. J’aime son com­por­te­ment, il est sou­riant, malin. Il a l’at­ti­tude d’un grand en­traî­neur. Et il a su

Pa­ris a une autre di­men­sion”

Da­niel Bra­vo

construire un col­lec­tif avec une équipe pro­mue et plein de nou­veaux joueurs. C’est fort. Le par­cours de Laurent Blanc à Bor­deaux et en équipe de France avait fi­ni en queue de pois­son. A Pa­ris, je trouve qu’il montre qu’il est le pa­tron. Il a trou­vé un sys­tème en 4- 3- 3. Il a fait des choix, im­po­sé Ca­va­ni à droite… J. R. C’est dif­fi­cile de ju­ger le meilleur. Pour Ra­nie­ri, c’était plus com­pli­qué. Il a tout re­pris de zé­ro. Il a su mettre une équipe en place, adap­ter sa tac­tique. Pour moi, la ba­taille est ga­gnée par Ra­nie­ri vu la dif­fi­cul­té de sa tâche. Après, on ne peut pas re­pro­cher grand- chose à Laurent Blanc : il joue bien, il gagne. Mais pour avoir quelques échos de l’in­té­rieur, je sais qu’il y a des joueurs im­por­tants qui ont pris les choses en main dans le ves­tiaire à Pa­ris. A Monaco, c’est vrai­ment Ra­nie­ri le pa­tron.

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