La­fran­cea­dap­teen­sé­rie

TF 1, 20 h 45. Al’ima­gede « R. I. S » , née­ni­ta­lie, dont­la9e sai­son­se­pour­suit­ce­soir, de nom­breuses fic­tion­son­té­té­re­pé­rée­se­neu­ro­pea­vantdes’im­po­ser­dansl’hexa­gone.

Le Parisien (Paris) - - Télévision Etmédias - CARINE DI­DIER

Les po­li­ciers scien­ti­fiques de « R. I. S » ne sont pas près de par­ler ita­lien. Pour­tant, c’est bien de l’autre cô­té des Alpes que la sé­rie, dont un nou­vel épi­sode est dif­fu­sé ce soir à 20 h 45, a vu le jour en 2005 avant d’être adap­tée pour TF 1. Elle est loin d’être un cas iso­lé : la Une a ain­si dé­ni­ché « Doc Mar­tin » outre- Manche et « Fal­co » au- de­là du Rhin, tan­dis que M 6 a de son cô­té tra­ver­sé les Py­ré­nées pour s’ins­pi­rer de « Scènes de mé­nages » es­pa­gnoles. Voya­geuse éga­le­ment, Ca­nal + a em­prun­té « Wor­kinGirls » aux Pays- Bas tout en fai- sant un dé­tour par la Suède et le Da­ne­mark pour ini­tier le re­make de la sé­rie « Bron » , de­ve­nue « Tun­nel » dans l’Hexa­gone.

« Au­jourd’hui, tous les pro­duc­teurs et dif­fu­seurs fran­çais re­gardent ce qu’il se passe sur les mar­chés étran­gers : y ache­ter une sé­rie à adap­ter per­met de ré­duire le temps de dé­ve­lop­pe­ment, ex­plique Franck Cal­de­ron, char­gé de la fic­tion chez TF 1 Pro­duc­tion, qui signe R. I. S. En outre, la sé­rie a dé­jà fait ses preuves ailleurs et l’on peut s’ap­puyer sur une base scé­na­ris­tique. Ce­la n’en­lève rien à la créa­tion fran­çaise, puisque nous fai­sons tra­vailler des scé­na­ristes et des réa­li­sa­teurs fran­çais ! » nUne Lan­cée en France en jan­vier 2006, « R. I. S, po­lice scien­ti­fique » a ain­si sé­duit pour son for­mat plus court. « TF 1 cher­chait une sé­rie po­li­cière avec des épi­sodes de 52 mi­nutes ( au lieu de 90 mi­nutes) et plus axée sur l’en­quête que sur les per­son­nages, ce que nous ne sa­vions pas faire, ra­conte Franck Cal­de­ron. La sé­rie ita­lienne pos­sé­dait tous les codes de l’en­quête par la preuve. Ache­ter

sai­son 1 très ita­lienne

ce concept a per­mis de ga­gner un an et de nous for­mer. »

La pre­mière sai­son res­pec­tait fi­dè­le­ment les his­toires trans­al­pines. Cer­tains per­son­nages ont même vu leur nom fran­ci­sé, comme le pa­tron Ric­car­do Ven­tu­ri à Parme de­ve­nu Marc Ven­tu­ri à Pa­ris. nP­lus « Dès la sai­son 2, nous avons pu nous éloi­gner des scé­na­rios d’ori­gine, pour­suit le pro­duc­teur. La ver­sion ita­lienne était très feuille­ton­nante. TF 1 pré­fé­rait évi­ter cet as­pect pour pou­voir mettre les épi­sodes les plus forts en pre­mier et re­dif­fu­ser plus fa­ci­le­ment. Nous avons ac­cen­tué le po­lar, l’en­quête scien­ti­fique, avec des en­jeux forts, et ré­duit le cô­té co­mé­die- soap qu’adorent les Ita­liens. »

nDes

de science chez nous

per­son­nages bien fran­çais

En neuf sai­sons, les flics scien­ti­fiques se sont to­ta­le­ment af­fran­chis de leur gé­ni­teur ita­lien, même si TF 1 Pro­duc­tion conti­nue de ver­ser des droits pour l’adap­ta­tion, soit près de 5 % du bud­get d’un épi­sode es­ti­mé à 1 M€. Outre les his­toires in­édites, des hé­ros ont quit­té le cas­ting et trois sont ar­ri­vés, dont Fré­dé­ric, le la­bo­ran­tin ( sai­son 4), Emi­lie, l’ex- scien­ti­fique des douanes ( sai­son 7), et Lu­cie, la nou­velle ca­pi­taine. Fa­çon de re­nou­ve­ler le feuilleton, à l’aube de son cen­tième épi­sode 100 % fran­çais.

« Bra­quo » a conquis les Russes et les Amé­ri­cains.

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