Pou­tine vaou­vrir « ses » Jeux

Le Parisien (Paris) - - Lefaitdujour - SOT­CHI E. B.

De­vant les 47 000 spec­ta­teurs du Fi­sht et les 3 mil­liards de té­lé­spec­ta­teurs, son rêve va de­ve­nir réa­li­té. Vla­di­mir Pou­tine ou­vri­ra ce soir « ses » Jeux olym­piques d’hi­ver de Sot­chi. Le pré­sident russe a été om­ni­pré­sent dans la pré­pa­ra­tion d’une com­pé­ti­tion qui a sus­ci­té polémiques et contro­verse. Ba­rack Oba­ma, Da­vid Ca­me­ron, An­ge­la Mer­kel ou Fran­çois Hol­lande ne pren­dront pas place tout à l’heure sous le toit en po­ly­car­bo­nate trans­parent du stade olym­pique. En re­vanche, le Pre­mier mi­nistre ita­lien, En­ri­co Let­ta, ou le roi des Pays- Bas, Willem- Alexan­der, ont fait le dé­pla­ce­ment sur les bords de la mer Noire. Pou­tine pour­ra éga­le­ment comp­ter sur la pré­sence du Pre­mier mi­nistre ja­po­nais Shin­zo Abe et, sur­tout, de Xi Jin­ping, qui se­ra le pre­mier pré­sident chi­nois à faire le dé­pla­ce­ment sur un évé­ne­ment spor­tif in­ter­na­tio­nal. Pour les 44 chefs d’État — et les autres — qui as­sis­te­ront à la cé­ré­mo­nie d’ou­ver­ture, les or­ga­ni­sa­teurs pro­mettent un show gran­diose, avec la tra­di­tion et l’his­toire russes re­vi­si­tées par les moyens mo­dernes ( ho­lo­grammes, 3D). Même si le se­cret est soi­gneu­se­ment gar­dé, on parle d’un show de voi­tures, de bal­lets, de ta­bleaux spé­ciaux dé­diés à Mos­cou et Saint- Pé­ters­bourg, de somp­tueux jeux de lu­mières, d’im­menses feux d’ar­ti­fice et d’une longue séance de mu­siques po­pu­laires russes in­cluant Lube, le groupe de rock fa­vo­ri de Pou­tine. « On va en prendre plein les yeux » , souffle Florent Amo­dio, qui ré­sume l’im­pa­tience des ath­lètes fran­çais. La vraie sur­prise de­vrait ve­nir de la pré­sence du groupe elec­tro- pop t. A. T. u ( lit­té­ra­le­ment celle- ci qui aime celle- là) qui a ac­quis la gloire au dé­but des an­nées 2000 en jouant sur l’ho­mo­sexua­li­té sup­po­sée de ses chan­teuses avant de se sé­pa­rer en 2011. Le duo Le­na Ka­ti­naYu­lia Vol­ko­va doit se pro­duire dans un pré- show non re­trans­mis à l’in­ter­na­tio­nal et le team russe pour­rait en­trer dans le stade sur la mu­sique de leur single « Not Gon­na Get Us » ( 2003). Une pré­sence aux al­lures d’ali­bi dans un pays qui n’ar­rive plus à se dé­faire de son image d’ho­mo­pho­bie.

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