La­me­nace ter­ro­riste

Le Parisien (Paris) - - Politique - TU­NIS A. D.

itraillette en ban­dou­lière, ils sillonnent Tu­nis. A l’en­trée de la mé­di­na, le quar­tier his­to­rique ( et tou­ris­tique) de la ca­pi­tale, des po­li­ciers sur­veillent les pas­sants. Leur at­ten­tion se porte sur quelques bar­bus en djel­la­ba, dont ils contrôlent les pa­piers. Dans le souk, les com­mer­çants aus­si les ont à l’oeil. « Les étran­gers com­mencent à re­ve­nir. S’il y a un at­ten­tat, ce se­ra la mort. Phy­sique et éco­no­mique » , sou­pire Mo­ha­med Ka­rim, jeune ven­deur qui n’hé­site plus à dis­cu­ter avec les forces de sé­cu­ri­té. « Car main­te­nant, ils se com­portent mieux. Ils ont plus de tra­vail aus­si » , iro­nise- t- il. De­puis que Ben Ali a été chas­sé du pou­voir en 2011, la si­tua­tion sé­cu­ri­taire s’est en ef­fet dé­gra­dée. Le pays fait face à une me­nace ter­ro­riste qua­li­fiée « d’im­por­tante » par la di­plo­ma­tie fran­çaise. Des ji­ha­distes par­ti­cu­liè­re­ment ac­tifs se sont im­plan­tés à la fron­tière al­gé­rienne, comme en té­moignent les af­fron­te­ments avec les forces de sé­cu­ri­té. Le chaos de la Li­bye, qui par­tage plu­sieurs cen­taines de ki­lo­mètres de fron­tière avec la Tu­ni­sie, contri­bue à dé­sta­bi­li­ser le sud du pays. La mis­sion des forces de l’ordre est d’au­tant plus com­pli­quée qu’ils manquent de moyens et d’ef­fec­tifs. Les Oc­ci­den­taux sont vi­sés. Sur le site du Quai d’Or­say, la bande lit­to­rale est même pas­sée en vigilance ren­for­cée : s’il n’est pas dé­con­seillé aux tou­ristes de se rendre sur place, il leur est re­com­man­dé de re­dou­bler d’at­ten­tion.

M

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.