« Com­ment je peux ex­pli­quer ça à mes en­fants ? »

Fa­bienne Eli­sor, veuve de Clau­dy

Le Parisien (Paris) - - Faitsdivers - ST. S.

Quand l’in­di­gna­tion suc­cède à l’in­com­pré­hen­sion. D’une voix douce, Fa­bienne Eli­sor, la veuve de Clau­dy, cherche tou­jours à com­prendre com­ment une telle si­tua­tion a pu se pro­duire. « J’ai re­çu un cour­rier, il y a une se­maine, de mon avo­cat, Me Be­naim, m’in­di­quant que le meur­trier pré­su­mé de mon ma­ri pou­vait être re­mis en li­ber­té à la suite d’un pro­blème tech­nique au tri­bu­nal de Bo­bi­gny, confie- t- elle. Et, hier, la nou­velle est tom­bée : cet homme a été li­bé­ré pour un pro­blème d’encre dans un fax ! Je suis dé­goû­tée. Je ne com­prends pas com­ment une chose pa­reille a pu ar­ri­ver. On com­men­çait à se dire que cette af­faire al­lait ar­ri­ver à son terme. La date du pro­cès était fixée au mois de mai. Com­ment puis- je ex­pli­quer ce­la à mes en­fants? Je suis in­di­gnée par l’at­ti­tude de la jus­tice à notre égard. » Au- de­là de cette in­croyable re­mise en li­ber­té, Fa­bienne Eli­sor craint de voir le meur­trier pré­su­mé de son ma­ri se sous­traire à ses obli­ga­tions de­vant la jus­tice. « Au­jourd’hui, cet homme est de­hors, pour­suit cette mère de deux jeunes en­fants. Quelle ga­ran­tie avons- nous qu’il ne prenne pas la fuite pour échap­per à son pro­cès ? Si c’est le cas, nous n’au­rons ja­mais de ré­ponses à nos ques­tions. J’en­vi­sage de de­man­der des comptes à la jus­tice. »

( DR.)

Clau­dy Eli­sor avait 31 ans quand il a été bat­tu à mort.

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