« Jen’ai pas peur de Pa­ris »

Le Mo­né­gasque An­drea Rag­gi le clame haut et­fort: le lea­der pa­ri­sien doit s’at­tendre, di­manche, à en découdre avec un dau­phin très am­bi­tieux.

Le Parisien (Paris) - - Sports - MONACO De notre correspondant Pro­pos recueillis par FLORIAN FIESCHI

Dé­ten­du et af­fable, le dé­fen­seur ita­lien de l’AS Monaco s’est lon­gue­ment confié au « Pa­ri­sien » - « Au­jourd’hui en France » avant de re­ce­voir le PSG ce di­manche. Mal­gré les cinq points d’écart entre les deux clubs, An­drea Rag­gi, 29 ans, n’a pas fait son deuil du titre, bien au contraire. Il vé­hi­cule un dis­cours frap­pé du sceau de l’am­bi­tion. Dans quel état d’es­prit vous trou­vez- vous avant ce choc contre Pa­ris ? AN­DREA RAG­GI. Per­son­nel­le­ment, je suis prêt. Et c’est le cas de toute l’équipe. Nous at­ten­dons avec im­pa­tience ce grand match. A nous de faire le né­ces­saire pour res­ter dans la course au titre. Un suc­cès mo­né­gasque don­ne­rait lieu à un for­mi­dable ma­no a ma­no entre les deux clubs jus­qu’en mai pro­chain. Res­sen­tez- vous une pres­sion par­ti­cu­lière ? For­cé­ment, car c’est un match im­por­tan­tis­sime… Mais, pour moi, la pres­sion est sur Pa­ris qui est obli­gé de s’im­po­ser. C’est dif­fé­rent pour Monaco qui était en­core en Ligue 2 la sai­son pas­sée. Avez- vous les moyens de faire tom­ber le lea­der ? Bien sûr. En plus, on ne nous voit pas comme des fa­vo­ris ! Mais à la fin, c’est la vé­ri­té du ter­rain. Pour Pa­ris, ce se­ra très dur. J’en suis per­sua­dé. Crai­gnez- vous cet ad­ver­saire ? Je n’ai pas peur de Pa­ris. Il y a seule­ment du res­pect. Vous pen­sez sé­rieu­se­ment au titre ? Dire le contraire se­rait men­tir… Mais l’ob­jec­tif prio­ri­taire de­meure la Ligue des cham­pions. Le club a bâ­ti une équipe et un pro­jet au­tour de cette com­pé­ti­tion. Quels sou­ve­nirs gar­dez- vous du match al­ler au Parc des Princes ( 1- 1) ? Tout le monde s’at­ten­dait à une vic­toire tran­quille du PSG par deux ou trois buts d’écart. Mais ça ne s’est pas pas­sé comme pré­vu. Et ce­la n’avait pas été fa­cile pour les Pa­ri­siens. Com­ment aviez­vous réus­si à les per­tur­ber ? On s’est bat­tus ! Ce point, on l’a sa­vou­ré comme une vic­toire. Quelque part, il a agi comme un dé­clic. Quel ju­ge­ment por­tez- vous sur les Ita­liens du club de la ca­pi­tale ? Si­ri­gu est un grand gar­dien. Si Ver­rat­ti conti­nue comme ça, il de­vien­dra l’un des meilleurs au monde à son poste. Concer­nant Mot­ta, je ne suis pas sur­pris de son ni­veau d’ex­cel­lence. Quand il jouait en Se­rie A, il fai­sait dé­jà la même chose…

Zla­tan peut ga­gner seul”

Où se si­tue le prin­ci­pal dan­ger pour Monaco ? Il porte un nom. Ibra, Ibra et en­core Ibra ! S’il le dé­cide, Zla­tan peut ga­gner seul. Son ta­lent ne se dis­cute pas. En plus, il peut s’ap­puyer sur un col­lec­tif de qua­li­té. Ber­ba­tov est ar­ri­vé mar­di. Qu’at­ten­dez- vous de lui ? Il va nous ap­por­ter son ex­pé­rience. Sur­tout après la bles­sure de Ra­da­mel ( Fal­cao). Ce­la nous a fait du mal de le perdre à ce mo­ment- là. On va jouer pour lui di­manche car c’était un joueur im­por­tant du ves­tiaire. Si ça ri­gole, on lui dé­die­ra la vic­toire. Vous avez joué dix- huit matchs dont quinze comme ti­tu­laire. C’est bien. C’est une belle sur­prise, en ef­fet, à titre per­son­nel. Com­ment qua­li­fie­riez- vous votre re­la­tion avec Ra­nie­ri ? Que je sois ita­lien ou fran­çais, ça ne change rien. Je suis d’abord un joueur de Monaco. Ma na­tio­na­li­té n’a au­cune es­pèce d’im­por­tance. Il y a de la confiance, mais celle- ci est ré­ci­proque. Cette sai­son, avec le Mis­ter, j’ai joué à tous les postes, à droite à gauche dans l’axe, sauf dans le but. Mais je suis prêt le faire ! Même contre Pa­ris ? Je suis prêt à tout.

( Pho­top­qr/ « Nice- Ma­tin » / Serge Haou­zi.)

« Pour Pa­ris, ce se­ra très dur

( di­manche). J’en suis per­sua­dé » , as­sure An­drea Rag­gi, le dé­fen­seur

ita­lien de l’AS Monaco.

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