« UnOs­car, ce­se­rait­cool »

Brad­leyCoo­per joueun­flic aux­basques d’un couple d’es­crocs dans l’ex­cellent thril­ler « Ame­ri­can Bluff » , sor­ti mer­cre­di.

Le Parisien (Paris) - - Loisirs Et Spectacles - Pro­pos recueillis par ALAIN GRAS­SET

Le bon dé­mar­rage d’ « Ame­ri­can Bluff » sur les écrans fran­çais ( 34 000 en­trées mer­cre­di) doit beau­coup à la pres­ta­tion de Brad­ley Coo­per en flic des an­nées 1970 à la pour­suite d’un couple d’es­crocs in­car­né par Ch­ris­tian Bale et Amy Adams. Elle lui vaut une no­mi­na­tion aux Os­cars pour le meilleur ac­teur dans un se­cond rôle, et le film de Da­vid O. Rus­sell to­ta­lise à lui seul dix no­mi­na­tions. A l’oc­ca­sion de son pas­sage à Pa­ris, l’ac­teur amé­ri­cain de 39 ans, de­ve­nu l’un des chou­chous d’ Hol­ly­wood de­puis la tri­lo­gie co­mique « Ve­ry B a d T r i p » , nous a ac­cor­dé un en­tre­tien. Votre per­son­nage d’ins­pec­teur du FBI nage dans les eaux troubles de la ma­fia. C’est un drôle de flic… BRAD­LEY COO­PER. J’ai ado­ré ce Ri­chie DiMa­so, un type ni noir ni blanc, et même pas gris. C’est un per­son­nage très com­pli­qué, une sorte d’en­fant qui de­vient pro­gres­si­ve­ment un homme. C’est ce qui m’a plu. Après « Hap­pi­ness The­ra­py » et ses huit no­mi­na­tions aux Os­cars, vous re­trou­vez le réa­li­sa­teur Da­vid O. Rus­sell. Il vous porte chance ? Notre col­la­bo­ra­tion sur « Hap­pi­ness The­ra­py » a été un mo­ment dé­ter­mi­nant de ma car­rière. Da­vid O. Rus­sell adore les ac­teurs et fait tout pour qu’ils donnent le maxi­mum de leur ta­lent. C’est grâce à lui que j’ai eu la chance d’être nom­mé à l’Os­car du meilleur ac­teur pour « Hap­pi­ness The­ra­py » , face à Jen­ni­fer La­wrence. Et elle a re­çu l’Os­car de la meilleure ac­trice. Dé­ci­dé­ment, vous ne vous quittez plus avec Jen­ni­fer La­wrence…

Da­vid O. Rus­sell adore les ac­teurs et fait tout pour qu’ils donnent le maxi­mum de leur ta­lent”

C’est vrai. On a tour­né à nou­veau en­semble dans « Se­re­na » , de la réa­li­sa­trice Su­sanne Bier. L’his­toire d’un couple qui se dé­roule en Ca­ro­line du Nord du­rant la grande dé­pres­sion. Pour tous les ac­teurs, « Ame­ri­can Bluff » est un vé­ri­table fes­ti­val de per­ruques. Ça n’était pas trop contrai­gnant ? Ne m’en par­lez pas ! Je pas­sais trois heures chaque ma­tin avec une coif­feuse qui me fai­sait des fri­settes. Une hor­reur, ces bou­clettes pen­dant les qua­rante- deux jours de tour­nage ! Mais ça m’a ai­dé à ren­trer dans le rôle, comme une sorte de mé­di­ta­tion. L’une des sur­prises du film, c’est Amy Adams, dont votre per­son­nage tombe amou­reux… Elle est ab­so­lu­ment in­croyable. Hy­per sexy ! Et elle pos­sède un sa­cré abat­tage. Ce n’est pas par ha­sard si elle nom­mée à l’Os­car de la meilleure ac­trice. Je suis content pour elle. Et vous. Croyez- vous pos­sible de dé­cro­cher la sta­tuette ? Un Os­car, ce se­rait co­ol. Tout dé­pend des vo­tants de l’Aca­dé­mie. C’est dif­fi­cile de pré­voir leur choix. Mais c’est dé­jà pas mal d’être re­te­nu pour un film dont je suis l’ac­teur, le pro­duc­teur exé­cu­tif, et que le pu­blic ap­pré­cie ( NDLR : il a to­ta­li­sé 133 M$ — en­vi­ron 98 M€ — de re­cettes aux Etats- Unis). Vous de­viez tour­ner « Ame­ri­can Sni­per » sous la di­rec­tion de Ste­ven Spiel­berg. Il a aban­don­né le pro­jet. Le film tombe à l’eau ? Non, c’est Clint East­wood qui va le réa­li­ser, j’étais d’ailleurs avec lui le week- end der­nier. Ce film me tient à coeur, c’est pour­quoi j’ai ac­quis les droits du livre pour le ci­né­ma ( l’his­toire d’un ti­reur d’élite de la CIA qui a tué 250 per­sonnes en Irak). On at­taque le tour­nage le mois pro­chain. Et on va vous voir au théâtre dans « Ele­phant Man » ? Ah oui ! Le théâtre, ça me man­quait. J’ai ac­cep­té de jouer cette pièce à Broad­way, entre oc­tobre et jan­vier pro­chains. C’est un rêve que je concré­tise car lorsque j’étais pe­tit j’avais vu le film de Da­vid Lynch avec John Hurt. Il m’avait im­pres­sion­né. C’est même « Ele­phant Man » qui m’a don­né en­vie de de­ve­nir ac­teur.

C’est dé­jà pas mal d’être re­te­nu pour un film que le pu­blic ap­pré­cie”

( Prod.)

Pour bien in­car­ner son rôle dans « Ame­ri­can Bluff » , Brad­ley Coo­per a no­tam­ment dû pas­ser par la case « coif­fure » : « Je pas­sais trois heures chaque ma­tin avec une coif­feuse qui me fai­sait des fri­settes, ra­conte- t- il. Une hor­reur, ces bou­clettes pen­dant les qua­rante- deux jours de tour­nage ! »

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