GrandB­re­ton

Le Parisien (Paris) - - Loisirs Et Spectacles - E. M.

Bre­ton n’est pas bre­ton. Le nom de ce groupe bri­tan­nique ne vient pas du pays bi­gou­den mais de l’uni­vers des sur­réa­listes, en l’oc­cur­rence d’An­dré Bre­ton. « Mon père est po­lo­nais mais to­ta­le­ment fran­co­phile. Il a fui le com­mu­nisme à 15 ans pour s’ins­tal­ler au Qué­bec. Et moi, je suis al­lé dans un ly­cée fran­çais à Londres » , ex­plique le chan­teur, Ro­man Rap­pak, 32 ans, qui parle cou­ram­ment fran­çais. « Ce que j’aime avec An­dré Bre­ton, c’est qu’il a fait d’une pen­sée com­plexe quelque chose de simple, d’ac­ces­sible. C’est exac­te­ment ce que l’on veut faire dans ce groupe, dif­fu­ser des idées com­plexes dans des chan­sons simples de trois mi­nutes. » Et c’est exac­te­ment ce que l’on en­tend dans ce se­cond al­bum de Bre­ton, « War Room Sto­ries » , im­pres­sion­nant chaudron pop où les idées bouillonnent mais ne brûlent ja­mais l’au­di­teur. Au contraire, on n’a pas en­ten­du des chan­sons aus­si ac­ces­sibles et in­ven­tives de­puis des lustres.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.