TheVamps, gé­né­ra­tionYouTube

Le Parisien (Paris) - - Loisirs Et Spectacles - THIER­RY DAGUE

Gare du Nord, hier ma­tin. Des di­zaines de jeunes filles ar­mées de leur té­lé­phone mi­traillent l’Eu­ros­tar en pro­ve­nance de Londres. Leur cible : quatre An­glais au bru­shing spec­ta­cu­laire, in­con­nus des ra­dars mé­dia­tiques fran­çais mais dé­jà stars des ré­seaux so­ciaux. Leurs fans fran­çaises, alias les Vam­pettes, font le pied de grue de­vant leur hô­tel pa­ri­sien. « On les a dé­cou­verts sur YouTube il y a un an, té­moignent Ka­ri­ma, Ca­mille, Inès et Elise, âgées de 18 à 20 ans. De­puis, on suit leurs news sur Fan2. fr et Mel­ty. fr ( NDLR : deux sites people qui s’adressent aux 15- 25 ans). On a vu sur Twitt er qu’ils ve­naient à Pa­ris, alors on les a sui­vis de­puis la gare ! »

Sans YouTube, The Vamps n’exis­te­raient pas : c’est sur ce site que James, le gui­ta­riste, est tom­bé sur des vi­déos du chan­teur, Brad­ley. « Plus tard, on a aus­si trou­vé Tris­tan ( le bat­teur) sur YouTube, ra­conte Brad­ley. Con­nor ( le bas­siste) tra­vaillait dans un ma­ga­sin pour ani­maux. » Ils postent sur In­ter­net des re­prises de Tay­lor Swift ou Bru­no Mars, cha­cune vi­sion­née un mil­lion de fois. Re­pé­rés par le la­bel Mer­cu­ry l’été der­nier, The Vamps ont sor­ti leur pre­mier single cet au­tomne : à ce jour, « Can We Dance » frôle les dix mil­lions de vues sur YouTube. Leur pre­mier al­bum est at­ten­du en avril. Un boys band de plus ? « Ils sont mi­gnons, mais ce sont d’abord des mu­si­ciens ! » cor­rigent les Vam­pettes, dont cer­taines sont ve­nues de Reims ou de Cam­brai. Les quatre bébés pop ne se vexent pas si on les com­pare à One Di­rec­tion : « Notre mu­sique est dif­fé­rente, mais c’est sym­pa d’être com­pa­ré à un groupe qui a au­tant de suc­cès. » Eux se ré­fèrent à John­ny Cash et les Arc­tic Mon­keys et an­noncent un al­bum folk. Agés de 17 à 19 ans, Brad­ley, James, Tris­tan et Con­nor ont pla­qué leurs études. « Nos pa­rents nous sou­tiennent, ils sont très contents de ce qui nous ar­rive » , as­sure le qua­tuor ju­vé­nile, aus­si po­li que cha­hu­teur. Pour la pho­to, ils se grimpent des­sus, ri­golent comme des ga­mins. Quand on leur de­mande leurs ac­ti­vi­tés ex­tra- mu­si­cales, ils lâchent en choeur : « Dor­mir ! » Très ac­tifs s u r T w i t t e r , o ù p l u s de 600 000 fans les suivent, The Vamps sont un pur pro­duit de la gé­né­ra­tion 2.0. Trop vite, trop tôt ? Pas pour eux : « Beau­coup de gens tue­raient pour être à notre place. »

Ils sont mi­gnons, mais ce sont

d’abord des mu­si­ciens !”

Une Vam­pette

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.