Mil­lions

Le Parisien (Paris) - - Le fait du jour - MAT­THIEU CROISSANDEAU mcrois­san­deau@ le­pa­ri­sien. fr

Au­tant de mil­lions sur le ga­zon… ça choque la conscience, ça dé­fie la rai­son ! Et pour­tant, on en­tend moins de ré­cri­mi­na­tions sur les sa­laires des foot­bal­leurs que sur les émo­lu­ments des pa­trons. D’abord parce que les pre­miers offrent à leurs fans du rêve et du spec­tacle, ce qui est plus ra­re­ment le cas, il faut bien le re­con­naître, des se­conds… En­suite parce que la car­rière d’un joueur pro­fes­sion­nel est deux à trois fois plus courte que celle d’un di­ri­geant d’en­tre­prise. En­fin parce que la ré­mu­né­ra­tion des hommes en short obéit à la loi de l’offre et de la de­mande, elle est di­rec­te­ment in­dexée sur leurs ré­sul­tats et non sur leur di­plôme ou leur ré­seau, ce qui est loin d’être tou­jours le cas pour les ma­na­geurs des mul­ti­na­tio­nales. Il n’y a qu’un seul Ibra­hi­mo­vic, un seul Fal­cao, ca­pables de pe­ser sur le cours d’un match. Du coup, tous les clubs se les ar­rachent. Dif­fi­cile d’en dire au­tant dans tous les con­seils d’ad­mi­nis­tra­tion !

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