Conçu pour les champs de ba­taille

Le Parisien (Paris) - - Société - C. P.

La pre­mière car­rière de ce ro­bot made in USA a été mi­li­taire. Le Pen­ta­gone avait man­da­té la Na­sa pour ima­gi­ner un ou­til ca­pable d’opé­rer des sol­dats bles­sés sur de loin­tains champs de ba­taille, en étant ma­ni­pu­lé à dis­tance. Une fois la li­cence ra­che­tée par le pri­vé, le pre­mier mo­dèle ci­vil a été mis sur le mar­ché en 1999. L’idée était qu’il serve à la chi­rur­gie car­diaque. C’est d’ailleurs dans cette op­tique que l’Hô­pi­tal Pom­pi­dou s’était do­té d’un pre­mier mo­dèle à trois bras il y a dix ans. Les chi­rur­giens ont fi­na­le­ment as­sez vite bou­dé la bête qui ne leur fa­ci­li­tait pas les opé­ra­tions.

Son es­sor est ve­nu des uro­logues, dé­cou­vrant dans les an­nées 2000 que cette as­sis­tance leur per­met­tait d’ac­cé­der plus sû­re­ment et fa­ci­le­ment à l’in­té­rieur du corps, sans ou­vrir l’ab­do­men, pour y opé­rer no­tam­ment la pros­tate. « Pro­gres­si­ve­ment, il a sur­tout été pris en main par les spé­cia­li­tés qui né­ces­sitent un ac­cès fa­ci­li­té à l’in­té­rieur du bas­sin » , confie- t- on chez In­tui­tive Sur­gi­cal. La chi­rur­gie di­ges­tive as­sis­tée par Da Vin­ci est en­core bal­bu­tiante en France mais se dé­ve­loppe aux Etats- Unis. Les gy­né­co­logues ont, eux, vite em­boî­té le pas aux uro­logues, pour des in­ter­ven­tions en can­cé­ro­lo­gie.

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