« DrHouse » sau­veun­vrai­pa­tient

La ma­la­die d’un Al­le­mand res­tait un­mys­tère jus­qu’à ce qu’un mé­de­cin se sou­vienne d’un épi­sode de la sé­rie amé­ri­caine.

Le Parisien (Paris) - - Société - AU­RÉ­LIE ROS­SI­GNOL

Il est bou­gon, fi­lou et s’en sort tou­jours mal­gré ses in­nom­brables man­que­ments à la dé­on­to­lo­gie. L’ir­ré­sis­tible an­ti­hé­ros de la sé­rie té­lé­vi­sée « Dr House » est si fort qu’il a per­mis à un vrai pa­tient d’être sau­vé par un vrai mé­de­cin ! Ins­pi­ré par les aven­tures du per­son­nage joué par le sé­dui­sant Hugh Lau­rie, un pro­fes­seur de la cli­nique uni­ver­si­taire de Mar­bourg ( Al­le­magne) a en ef­fet réus­si à ré­soudre un casse- tête mé­di­cal la se­maine der­nière.

nLes exa­mens confirment l’in­toxi­ca­tion au co­balt

De­puis des mois, Juer­gen R. Schae­fer s’ar­ra­chait les che­veux de ne com­prendre la cause des symp­tômes d’un Al­le­mand de 55 ans, sans an­té­cé­dent mé­di­cal sé­rieux, souf­frant su­bi­te­ment d’une forte fièvre, d’une dé­fi­cience vi­suelle et au­di­tive, de graves pro­blèmes car­diaques et d’une mys­té­rieuse in­flam­ma­tion de l’oe­so­phage… Les élèves ratent 5,4 % d’heures de cours par an en moyenne, tous mo­tifs confon­dus, se­lon une étude du mi­nis­tère de l’Edu­ca­tion pu­bliée hier. Cette moyenne va­rie beau­coup : les élèves en ly­cée pro­fes­sion­nel ( LP) sont ceux qui manquent le plus sou­vent à l’ap­pel avec 8 % d’heures d’en­sei­gne­ment per­dues, et les col­lé­giens sont les plus as­si­dus, avec 4,8 %. Le taux d’ab­sen­téisme ( 4 de­mi- jour­nées non jus­ti­fiées par mois) est éga­le­ment le plus éle­vé en LP avec 14,8 %.

C’est en se sou­ve­nant d’un épi­sode de la sé­rie amé­ri­caine qu’il a fi­na­le­ment pen­sé à un em­poi­son­ne­ment au co­balt, un élé­ment chi­mique uti­li­sé en mé­tal­lur­gie.

« Son dos­sier mé­di­cal était pra­ti­que­ment vide, mis à part le rem­pla­ce­ment des deux hanches par des pro­thèses en 2010 » , a- t- il ex­pli­qué à la re­vue bri­tan­nique « The Lan­cet » . Six mois après, son état de san­té se dé­gra­dait bru­ta­le­ment. Une fois le rap­pro­che­ment fait, une ra­dio­gra­phie a per­mis de dé­ce­ler des dé­bris de mé­tal dans la hanche gauche du pa­tient. Des exa­mens san­guins ont en­suite confir­mé l’in­toxi­ca­tion au co­balt et au chrome.

Comme sou­vent dans la sé­rie de Da­vid Shore, l’his­toire se ter­mine bien : le rem­pla­ce­ment de la pro­thèse dé­fec­tueuse a per­mis de faire bais­ser les concen­tra­tions de co­balt et de chrome dans le sang. Les pro­blèmes car­diaques du pa­tient se sont éga­le­ment at­té­nués. Le prêtre des mo­tards est dé­cé­dé jeu­di à l’âge de 91 ans chez les frères de Ploër­mel, à Por­ca­ro ( Mor­bi­han), où il était au­mô­nier. Tous les ans pour le 15 août, Louis Pré­vo­teau ac­cueillait en Bre­tagne jus­qu’à 20 000 deux- roues ve­nus de toute la France pour un par­don pé­ta­ra­dant et une bé­né­dic­tion de leur en­gin. Ses ob­sèques se­ront cé­lé­brées au­jourd’hui à 10 h 30 en l’église de Ploër­mel en com­pa­gnie de nom­breux mo­tards. Le cas de Vincent Lam­bert se­ra exa­mi­né par le Con­seil d’Etat jeu­di pro­chain par une for­ma­tion col­lé­giale. Le sort de ce té­tra­plé­gique, en état vé­gé­ta­tif chro­nique de­puis cinq ans, est de­ve­nu bien mal­gré lui l’em­blème du dé­bat sur l’eu­tha­na­sie. Comme la so­cié­té, sa fa­mille se dé­chire sur la lé­gi­ti­mi­té de le main­te­nir ou non en vie. Le juge des ré­fé­rés a es­ti­mé jeu­di le cas trop com­plexe pour être tran­ché par un seul ma­gis­trat.

La sé­rie « Dr House » a per­mis à un mé­de­cin de diag­nos­ti­quer un em­poi­son­ne­ment au co­balt à un pa­tient.

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