« C’étaient­tou­tes­me­sé­co­no­mies »

Da­nièle, 62ans, quia­per­du80000€

Le Parisien (Paris) - - Faitsdivers - N. J.

Tous les adhé­rents de l’As­so­cia­tion des vic­times de la so­cié­té Luc Terme ( ADVSLT) ont vu leur vie bou­le­ver­sée. Par­mi eux, il en est une pour la­quelle cette faillite frau­du­leuse a eu plus d’im­pact en­core. A l’âge de 28 ans, Da­nièle, 62 ans au­jourd’hui, a été han­di­ca­pée par un grave ac­ci­dent de la cir­cu­la­tion. A la fin des an­nées 1990, elle dé­couvre dans un ma­ga­zine l’exis­tence de la so­cié­té Luc Terme. « Ils étaient agréés par la Com­mis­sion des opé­ra­tions en Bourse ( COB) et pos­sé­daient toutes les ga­ran­ties re­quises » , se sou­vient cette ha­bi­tante de Mé­ri­gnac ( Gi­ronde). Via un in­ter­mé­diaire, elle confie donc à l’en­tre­prise 530 000 F ( 80 000 €), consti­tués en par­tie des dom­mages et in­té­rêts ver­sés à la suite de son ac­ci­dent. « C’étaient toutes mes éco­no­mies. Je vi­vais grâce à ce­la. Les in­té­rêts consti­tuaient un com­plé­ment de re­ve­nu es­sen­tiel » , ra­conte- t- elle. Un com­plé­ment qui s’est très vite ta­ri. Cou­rant 1993, l’ar­gent ne lui est plus ver­sé. « Je les ap­pe­lais ré­gu­liè­re­ment. Les ré­ponses étaient de plus en plus éva­sives, puis j’ai com­pris que l’ar­gent s’était éva­po­ré… » Vingt ans plus tard, Da­nièle, qui ne vit plus qu’avec les 700 € men­suels de sa pen­sion d’in­va­li­di­té, se dit plus que ja­mais ré­vol­tée. « J’es­père qu’en­fin nous tou­che­rons quelque chose, mais j’avoue que je suis dé­cou­ra­gée. »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.