« Ri­char­destl’un­des­joueurs les­plus­com­plets »

Sa­col­la­bo­ra­tio­na­vecGas­que­ta­com­men­céàMont­pel­lier Ser­giB­ru­gue­ra, nou­vel en­traî­neur­du­no 1 fran­çais

Le Parisien (Paris) - - Sports - Pro­pos recueillis par LIONEL CHAMI

Le double vain­queur de Ro­land- Gar­ros ( 1993- 1994) a fait ses dé­buts d’en­traî­neur cette se­maine au cô­té de Ri­chard Gas­quet ( vain­queur hier d’Oli­vet­ti et qua­li­fié pour les de­mi- fi­nales du tour­noi) à Montpellier. Ser­gi Bru­gue­ra, 43 ans, qui par­tage le coa­ching du nu­mé­ro un fran­çais avec Sébastien Gros­jean, croit en la ca­pa­ci­té du 9e mon­dial à al­ler plus haut. Dans quelles condi­tions êtes- vous de­ve­nu coach ? SER­GI BRU­GUE­RA. Quand j’ai ar­rê­té en 2002, j’étais vrai­ment fa­ti­gué de jouer et de voya­ger. Pen­dant plu­sieurs an­nées, je n’ai pas pris une seule fois l’avion. Après, je me suis mis au foot dans un pe­tit club de Bar­ce­lone, l’équi­valent de la 6e di­vi­sion. Puis, j’ai fait des matchs sur le Se­nior Tour, onze tour­nois par an. J’ai eu aus­si un pe­tit gar­çon au­quel j’ai consa­cré beau­coup de temps. J’ai tra­vaillé à l’aca­dé­mie ( NDLR : fon­dée par son père, Luis, à Bar­ce­lone en 1986). A un mo­ment, j’ai com­men­cé à re­cher­cher un joueur à tra­vers qui re­trou­ver les émo­tions de la vic­toire. Com­ment est née l’idée de cette col­la­bo­ra­tion avec Gas­quet ? C’est Sébastien ( Gros­jean) qui m’a de­man­dé si j’étais in­té­res­sé. J’ai dit oui sans tar­der parce que leur mo­ti­va­tion était évi­dente. Et Ri­chard est un joueur que j’ai­mais beau­coup re­gar­der.

Il peut s’amé­lio­rer sur le plan phy­sique”

Avant d’être en­ga­gé par Ri­chard, vous avez été éga­le­ment en contact avec Gaël Mon­fils… Après Ro­land- Gar­ros, on a dis­cu­té de la pos­si­bi­li­té de tra­vailler en­semble, mais nous n’avons rien fi­na­li­sé. J’étais très in­té­res­sé par Gaël aus­si, car il a un po­ten­tiel énorme. Qu’est- ce que vous ap­pré­ciez chez Ri­chard ? C’est un joueur qui a tous les coups, ce qui est très rare au­jourd’hui. Il a de bons coups de fond de court, un bon ser­vice. Il peut chan­ger de vi­tesse, de hau­teur de balle. Il peut jouer croi­sé, dé­croi­sé ou trou­ver des angles courts croi­sés, faire ser­vi­ce­vo­lée. Pour moi, c’est l ’ un des joueurs les plus com­plets au monde. Vous pou­vez l’ai­der à se rap­pro­cher de Na­dal, Djo­ko­vic et Mur­ray ? C’est mon in­ten­tion. Au­jourd’hui, il est no 9 mon­dial et il a en­core se­lon moi une belle marge de pro­gres­sion, à la dif­fé­rence de beau­coup de joueurs bien clas­sés. Il peut s’amé­lio­rer sur le plan phy­sique, men­tal, sur la con­cen­tra­tion dans les mo­ments im­por­tants, sur l’ap­proche des grands matchs. On peut ap­por­ter un pe­tit plus dans tous les do­maines. Sur quels tour­nois al­lez- vous l’ac­com­pa­gner ? D’abord à Montpellier, Rot­ter­dam et Mar­seille. En­suite, Sébastien se­ra avec Ri­chard pour la tour­née amé- ri­caine jus­qu’à la fin mars. Je re­vien­drai à ses cô­tés pour la sai­son sur terre bat­tue. Les tour­nois ar­rê­tés pour l’ins­tant sont Bar­ce­lone, Ma­drid et Rome. Pré­pa­re­rez- vous la sai­son sur terre bat­tue chez vous à Bar­ce­lone ? Oui, avec Sébastien éga­le­ment. Après la Coupe Da­vis contre l’Al­le­magne ( 4- 6 avril), on es­saie­ra de s’en­traî­ner deux se­maines si pos­sible. C’est la meilleure op­por­tu­ni­té d’échan­ger et de tra­vailler sur la tech­nique, la tac­tique et sur tous les pe­tits ré­glages.

GAS­QUET ( no 1) b. OLI­VET­TI 6- 4, 6- 2 ; MON­FILS ( no 5) b. Is­to­min ( Ouz) 6- 4, 6- 4 ; Ja­no­wicz ( Pol/ no 3) b. RO­GER- VAS­SE­LIN ( no 7) 6- 2, 6- 4 ; Nie­mi­nen ( Fin/ no 6) b. GIC­QUEL 6- 3, 3- 6, 7- 6 ( 7- 5). GAS­QUET - Ja­no­wicz ; MON­FILS - Nie­mi­nen.

( Pa­no­ra­mic.)

Montpellier ( Hé­rault), lun­di. « C’est un joueur qui a tous les coups, ce qui est très rare au­jourd’hui » , af­firme Ser­gi Bru­gue­ra au su­jet de Ri­chard Gas­quet.

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