« La­pla­ce­de­lea­der, c’est­plus sym­pa­thi­que­qu’au­tre­chose »

14/ Cler­mont- Sta­de­Fran­çais Tho­masSa­vare, pré­si­dent­du­club­pa­ri­sien

Le Parisien (Paris) - - Sports - Pro­pos recueillis par OLIVIER FRAN­ÇOIS

Quand Max Guaz­zi­ni lui a cé­dé le Stade Fran­çais, en juin 2011, Tho­mas Sa­vare a sau­vé un club en dé­tresse, en pleine crise fi­nan­cière et mal en point spor­ti­ve­ment. Après deux sai­sons dif­fi­ciles, les Pa­ri­siens ap­pa­raissent trans­fi­gu­rés, dé­com­plexés. Lea­ders du Top 14 au mo­ment de se rendre chez leur dau­phin Cler­mont, cet après- mi­di, ils peuvent lé­gi­ti­me­ment lor­gner sur le bou­clier de Bren­nus. Conscient de sa réus­site, Tho­mas Sa­vare n’en reste pas moins me­su­ré. Ques­tion de ca­rac­tère, de phi­lo­so­phie aus­si. Que re­pré­sente cette place de lea­der ? THO­MAS SA­VARE. C’est agréable, ce­la cor­res­pond à ce que l’on vou­lait pour le club mais c’est plus sym­pa­thique qu’autre chose. Si on conti­nue à bien jouer, on va réa­li­ser notre ob­jec­tif, qui est de ter­mi­ner dans les six pre­miers afin de nous qua­li­fier pour la phase fi­nale. Mais at­ten­tion, ce cham­pion­nat est très ser­ré, il nous reste neuf jour­nées et beau­coup de tra­vail pour re­con­qué­rir notre pu­blic. Vous avez réus­si votre pa­ri en en­rô­lant Gon­za­lo Que­sa­da… Gon­za­lo est un jeune en­traî­neur du Top 14 mais nous avions vu ce qu’il avait ef­fec­tué dans le staff de l’équipe de France puis au Ra­cing- Mé­tro dans une pé­riode dif­fi­cile. Il avait bien gé­ré les pro­blèmes quand ça n’al­lait pas. C’est un gros tra­vailleur. Est- ce un pied de nez au Ra­cing, qui l’a lais­sé par­tir et qui peine cette sai­son ? Le su­jet n’est pas de faire un pied de nez mais c’est mieux d’être de­vant notre concur­rent dans la ré­gion, c’est sûr. Le Ra­cing a un peu de mal à se mettre en route mais il va y par­ve­nir. Quatre de vos joueurs évo­lue­ront avec les Bleus de­main au Stade de France. Est- ce la ran­çon du suc­cès ? C’est un hon­neur pour le club, ça ren­force son at­trac­ti­vi­té. D’au­tant que, sur les six joueurs qui ont in­té­gré le groupe des trente de­puis le dé­but du tour­noi, cinq ( Plis­son, Bon­ne­val, Sli­ma­ni, Bur­ban et Flan­quart) sont is­sus du centre de for­ma­tion du Stade Fran­çais. Pa­pé et Pa­risse, les ca­pi­taines du XV de France et de l’Ita­lie sont pa­ri­siens. C’est aus­si une re­con­nais­sance. Après, je re­grette que la règle du jeu ait été chan­gée au mi­lieu de la par­tie. C’est- à- dire ? La con­ven­tion qui a été si­gnée en dé­cembre im­pose des faux dou­blons en plus des dou­blons ( NDLR : les Bleus mo­bi­lisent 30 in­ter­na­tio­naux pour pré­pa­rer ses matchs du tour­noi). C’est un pro­blème. Contre Cas- tres, lors de notre vic­toire 32- 6 le 24 jan­vier, on s’en est bien sor­tis, mais ça fausse le cham­pion­nat. Pour quoi mi­li­tez- vous ? On ne va pas faire bou­ger le ca­len­drier in­ter­na­tio­nal. La so­lu­tion, pour moi, est de ré­duire le Top 14. Je suis par­ti­san d’un Top 12. Les cham­pion­nats an­glais et celte comptent douze clubs cha­cun. Pour­quoi pas nous ? Il n’y a pas d’autre so­lu­tion, c’est la seule piste viable. Avez- vous été sa­tis­fait de l’at­tri­bu­tion des droits TV à Ca­nal + pour 71 M€ par sai­son jus­qu’en 2019 ? On a dou­blé le mon­tant ac­tuel mais je re­grette le pro­ces­sus. On au­rait dû s’ou­vrir à la concur­rence ( BeIN Sports, qui était sur les rangs, n’a pas eu droit à un ap­pel d’offres). C’est le sens de l’his­toire. On au­rait peut- être eu une bonne sur­prise.

Je suis par­ti­san d’un Top 12”

Stade Jean- Bouin ( Pa­ris), le 8 sep­tembre. Les Pa­ri­siens du Top 14, dé­fient les Cler­mon­tois, 2es, in­vain­cus à do­mi­cile de­puis no­vembre 2009.

pre­miers

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