UneFillea­chan­gé­la­vie­deCy­rilRaim­baud

Le Parisien (Paris) - - Sport hippique - J. S.

Seule­ment sep­tième du Prix du Luxem­bourg, la veille du Prix d’Amé­rique, UNE FILLE D’AMOUR a pu dé­ce­voir cer­tains pa­rieurs. Mais ne comp­tez pas sur son pro­prié­taire- en­traî­neur, Cy­ril Raim­baud, pour en vou­loir à cette Mère Cou­rage. « Son dri­ver a dû lui de­man­der un très gros ef­fort dans la des­cente pour ve­nir aux avant- postes. La ju­ment a lo­gi­que­ment mar­qué le pas en haut de la mon­tée avant de se re­lan­cer cor­rec­te­ment pour fi­nir. » Outre ces cir­cons­tances at­té­nuantes, Cy­ril Raim­baud a sur­tout conscience qu’UNE FILLE D’AMOUR lui a fa­ci­li­té sa vie pro­fes­sion­nelle. « Après avoir été en­traî­neur par­ti­cu­lier dans le Sud, j’étais installé de­puis deux ans quand je me suis ren­du aux ventes de year­lings de Caen, en 2010. Avec ma com­pagne, Sé­ve­rine Rai­mond, nous n’avions pas un gros bud­get, mais cette fille d’INFANT DU BOS­SIS nous a plu dans sa fa­çon de se dé­pla­cer. Faute d’ache­ter UHLAN DU VAL ou UNI­VERS DE PAN, qui étaient éga­le­ment ins­crits à cette vente, nous nous sommes por­tés ac­qué­reurs d’UNE FILLE pour 7000 €. »

nEn pas­sant par les ré­cla­mers

Si, à ce jour, l’in­ves­tis­se­ment est évi­dem­ment plus que ren­ta­bi­li­sé, le pro­fes­sion­nel d’Ho­tot- en- Auge ( Calvados) avoue avoir eu des doutes. « Le ma­tin, elle était as­sez quel­conque et s’est qua­li­fiée dif­fi­ci­le­ment. Sa deuxième course a d’ailleurs eu pour cadre un ré­cla­mer. Mais elle s’est amé­lio­rée au fil des ten­ta­tives. » Au point de faire par­tie des meilleurs élé­ments de sa classe d’âge. « Elle a eu la mal­chance de tom­ber dans une gé­né­ra­tion très riche en che­vaux de qua­li­té. »

Sé­ve­rine Rai­mond et Cy­ril Raim­baud ( à gauche) de la vic­toire d’UNE FILLE D’AMOUR dans le Prix Doy­nel de Saint- Quen­tin.

En tout cas, UNE FILLE D’AMOUR a chan­gé la vie de son men­tor. « Avec Sé­ve­rine, nous fai­sons de l’éle­vage. La réus­site d’UNE FILLE nous a per­mis de nous of­frir de bonnes saillies pour nos cinq pou­li­nières et d’ache­ter ses soeur et frère. » Si elle peut se ré­ha­bi­li­ter dans le Prix de Mu­nich ( 5e course, quin­té), UNE FILLE D’AMOUR res­te­ra quoi qu’il ad­vienne au­près de Cy­ril et Sé­ve­rine, tout heu­reux d’avoir cas­sé leur ti­re­lire pour cette ju­ment au grand coeur.

( Scoop­dy­ga/ Mor­gane Valle.)

Vin­cennes, le 30 no­vembre 2013.

sont heu­reux

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