Una­te­lie­rauxef­fets­très

L’une­des­deuxen­tre­pri­sesd’ef­fetss­pé­ciaux­deF­rance, l’Ate­lier69, nou­saou­vert­se­sportes, àMon­treuil. Fas­ci­nant.

Le Parisien (Paris) - - Spectacles et Télévision - CAr­Lot­tA HA­KI­KI

dé­fi­gu­ré après son ac­ci­dent dans « les Pe­tits Mou­choirs » .

Hô­tesse d’ac­cueil de ce pa­lais de l’illu­sion : le ca­davre li­vide d’une femme au cou tra­ver­sé par un cro­chet. « Oh, ça ? C’est la femme de la cave du film de X a v i e r Gens,

Fron­tière( s). C’est un vieux truc » , sou­rit Olivier Afon­so, 38 ans, qui a re­joint en 2004 l’Ate­lier 69, fon­dé par deux amis de l’école d’art Olivier- de- Serres, Guillaume Cas­tagne et Fré­dé­ric Laine.

De­puis, leur pal­ma­rès est spec­ta­cu­laire : le ma­quillage des « Re­ve­nants » , la sé­rie de morts vi­vants de Ca­nal +, les globes ocu­laires qu’avale Albert Du­pon­tel dans « Neuf mois ferme » , les mi­traillettes de « la Rafle » … Au to­tal, une cen­taine de col­la­bo­ra­tions pour le ci­né­ma, la té­lé­vi­sion, le théâtre ou la pu­bli­ci­té. Un tra­vail d’or­fèvre réa­li­sé par cinq per­sonnes à t e mps p l e i n , épau­lées par une ving­taine d’in­ter­mit­tents et de sta­giaires. Tous pro­fes­sion­nels du « ma­quillage ef­fets spé­ciaux » : mou­lage, pein­ture, ma­quillage, poils, ani­ma­tro­nik, fa­bri­ca­tion de pro­thèses, prise d’em­preintes… « Il s’agit de mé­tiers in­vi­sibles, sou­ligne Olivier Afon­so. Dès

Notre seule li­mite, ce sont les films por­nos. C’est trop trash”

Olivier Afon­so, co­di­ri­geant de l’Ate­lier 69 que l’ef­fet se voit à l’écran, c’est fi­ni, on a échoué… »

Ma­tière pre­mière de cet ar­ti­sa­nat sin­gu­lier : le si­li­cone. « En 2013, on a dû en uti­li­ser plus de 200 litres. Les trois quarts de notre tra­vail, ce sont des membres ar­ra­chés et des têtes cou­pées. Mais tout est pos­sible, de la fa­bri­ca­tion d’un che­val à celle d’un ye­ti » , re­con­naît Olivier Afon­so. Sur un mur de l’ate­lier, jon­ché de pots de pein­ture, de bandes de plâtre et de vê­te­ments épars, deux feuilles A4 an­noncent les pro­chains pro­jets : « Coeur et en­trailles, corps en dé­com­po­si­tion, faux bébés… » « La seule li­mite que nous nous met­tons, ce sont les ef­fets pour des films por­nos. A nos yeux c’est trop trash. » Ren­sei­gne­ments sur www. clsfx. fr.

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