Pro­fes­sion « poi­leuse »

Le Parisien (Paris) - - Spectacles et Télévision - C. H.

Quand on lui de­mande de dé­cli­ner sa pro­fes­sion, elle com­mence une longue énu­mé­ra­tion : « Of­fi­ciel­le­ment, je suis per­ru­quière, coif­feuse et ma­quilleuse ef­fets spé­ciaux et ma­quilleuse tout court. » « Poi­leuse, c’est plus simple » , sou­rit Mé­la­nie Ger­beaux, col­la­bo­ra­trice de l’Ate­lier 69. A 37 ans, cette in­ter­mit­tente du spec­tacle rê­vait de de­ve­nir ma­quilleuse, avant de dé­cro­cher un stage à l’Opé­ra Bas­tille. « C’était il y a plus de dix ans. J’avais été ad­mise dans l’ate­lier per­ruque. Ça a été le coup de foudre. » De­puis, l’uni­vers du poil n’a plus de secrets pour la Pa­ri­sienne, et son tra­vail ne se can­tonne plus aux hu­mains. Elle a no­tam­ment tra­vaillé en 2004 sur le film de Jean- Jacques An­naud « Deux Frères » . « Je me suis oc­cu­pée des four­rures d’une ving­taine de fé­lins. Un tra­vail de ti­tan car à l’époque on col­lait touffe par touffe. Main­te­nant, on met de la colle et on as­perge les poils par­des­sus. » Une tech­nique qu’elle a eu l’oc­ca­sion de per­fec­tion­ner sur le « Mar­su­pi­la­mi » d’Alain Cha­bat. « Je suis res­tée des se­maines pen­chée sur mon bu­reau à en­fi­ler chaque plume de per­ro­quet avec mi­nu­tie. Chaque geste doit être to­ta­le­ment maî­tri­sé. Si vous vou­lez ré­su­mer ma pro­fes­sion, on peut dire que je re­prends du poil de la bête. »

( DR.)

Mé­la­nie Ger­beaux.

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