Est- ce que vous ac­cep­te­riez de vous faire opé­rer par un ro­bot ?

Le Parisien (Paris) - - Société - Proposrecueillispar YVESFOSSEY

Mo­nique Lu­cas

62 ans, re­trai­tée Sul­ly- sur- Loire ( 45)

« Oui. Le ro­bot peut être plus fiable qu’un chi­rur­gien qui tremble. Il y a moins de risque d’ou­blier un ins­tru­ment dans le corps du pa­tient. Avant d’être mis en ser­vice, l’ap­pa­reil est tes­té à de nom­breuses re­prises. Cette mé­thode d’opé­ra­tion peut aus­si fa­ci­li­ter l’in­ter­ven­tion sans faire d’in­ci­sion. Ain­si, le pa­tient n’a pas de ci­ca­trice et souffre moins. Au fi­nal, le sé­jour à l’hô­pi­tal est plus court. »

Gui­lem Lal­le­ment

27 ans, pay­sa­giste Tou­lon ( 83)

« Oui, sans pro­blème. Le ro­bot peut être plus pré­cis, sur­tout pour les in­ter­ven­tions dé­li­cates. Je pense que c’est l’ave­nir. La mé­de­cine a fait d’énormes pro­grès. Un nou­veau coeur ar­ti­fi­ciel a été trans­plan­té. Au­jourd’hui, les mé­de­cins uti­lisent du ma­té­riel de pointe. Néan­moins, la tech­no­lo­gie ne rem­place pas l’homme, il fau­dra tou­jours des chi­rur­giens pour pro­gram­mer et gui­der les ro­bots. »

Pierre La­garde

39 ans, pro­fes­seur de sport

Nan­cy ( 54)

« Non. Même si la ma­chine in­ter­vient au mil­li­mètre près et si le ma­té­riel est cer­ti­fié, il peut quand même y avoir un pro­blème de ré­ac­ti­vi­té. En cas de com­pli­ca­tion, il faut alors prendre la dé­ci­sion ap­pro­priée ins­tan­ta­né­ment, or, avec un ro­bot, c’est plus com­plexe. Seul le mé­de­cin est ca­pable d’ana­ly­ser réel­le­ment la si­tua­tion et ain­si de faire le choix qui convient. »

Cé­line Fons

43 ans, em­ployée de bu­reau

La Hous­saye- en- Brie ( 77)

« Oui, mais j’au­rais be­soin d’avoir une dis­cus­sion ap­pro­fon­die avec le chi­rur­gien avant l’in­ter­ven­tion. Il de­vra me four­nir toutes les ga­ran­ties sur la qua­li­té et le dé­rou­le­ment de l’opé­ra­tion en dé­tail, du fonc­tion­ne­ment du ro­bot à la ma­ni­pu­la­tion en pas­sant par la pré­sence d’une équipe mé­di­cale. Tout ce­la pour être en confiance et évi­ter d’être stres­sée. »

Jean- Paul Ma­niot

53 ans, fonc­tion­naire

Achères ( 78)

« Je suis par­ta­gé. Il faut ac­cep­ter le pro­grès mais je pré­fère en­core la mé­thode tra­di­tion­nelle. Que se passe- t- il en cas de bug ? Cette mé­thode peut aus­si dis­si­mu­ler un manque de chi­rur­giens. Cer­tains pa­tients sont opé­rés à dis­tance. Je pré­fé­re­rais que l’ar­gent in­ves­ti pour fa­bri­quer le ro­bot soit uti­li­sé pour la re­cherche mé­di­cale dans le but de lut­ter contre les ma­la­dies. »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.