L’ours et la sou­ris à la porte des Os­cars

Le Parisien (Paris) - - Le fait du jour - R. B.

Fon­da­teur de la so­cié­té les Ar­ma­teurs, Di­dier Brun­ner, 65 ans, a pro­duit « Ki­ri­kou » , de Mi­chel Ocelot, ou « les Tri­plettes de Bel­le­ville » , de Syl­vain Cho­met, avant de se lan­cer dans le pro­jet « Er­nest et Cé­les­tine » , qu’il a en­tiè­re­ment por­té. Une belle his­toire d’ami­tié entre un ours et une sou­ris, vue par 1 mil­lion de Fran­çais en salles ; et le film est nom­mé aux pro­chains Os­cars dans la ca­té­go­rie meilleur film d’ani­ma­tion. « C’est un si­gnal for­mi­dable pour l’ani­ma­tion fran­çaise, se ré­jouit Di­dier Brun­ner. Ce­la marque l’ex­cel­lence, le dy­na­misme et la créa­ti­vi­té de cette fi­lière à la fois in­dus­trielle et ar­ti­sa­nale. » Ce n’est pas la pre­mière fois que Brun­ner va aux Os­cars : deux autres de ses pro­duc­tions, « les Tri­plettes de Bel­le­ville » et « Bren­dan et le se­cret de Kells » , avaient été nom­mées dans la même ca­té­go­rie en 2004 et 2010. Le pro­duc­teur n’en de­meure pas moins lu­cide sur les chances de voir « Er­nest et Cé­les­tine » l’em­por­ter le 2 mars : « La concur­rence est re­dou­table. En face, nous avons un Dis­ney, la Reine des neiges, Le vent se lève, de Miya­za­ki, ou Moi, moche et mé­chant 2. » Mais même s’il ne gagne pas, le par­cours d’ « Er­nest et Cé­les­tine » res­te­ra un exemple du made in France : sou­te­nu par un pro­duc­teur in­dé­pen­dant, fa­bri­qué dans l’Hexa­gone ( en co­pro­duc­tion avec la Bel­gique et le Luxem­bourg), puis « vu au Fes­ti­val d’An­ne­cy, et ache­té par le dis­tri­bu­teur amé­ri­cain Gkids, qui tra­vaille très in­tel­li­gem­ment et qui a su ame­ner le film jus­qu’aux Os­cars » .

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