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Le Parisien (Paris) - - Politique -

on­sieur Guaino, v o us ê t e s un grand mon­sieur. L’autre jour à la té­lé, vous m’avez tou­ché » , avoue Lar­bi en ser­rant la main du dé­pu­té des Yve­lines. En dé­am­bu­lant ce jour­là dans le centre com­mer­cial de Rillieux- la- Pape, pour sou­te­nir la cam­pagne du can­di­dat UMP aux mu­ni­ci­pales Alexandre Vin­cen­det, l’an­cienne plume de Ni­co­las Sar­ko­zy est à la fête. Pour peu, il en rou­gi­rait. « Çame fait plai­sir de vous voir en vrai » , re­prend quelques mètres plus loin Marc, coif­feur, qui in­siste sur « les em­por­te­ments lé­gi­times » d’Hen­ri Guaino contre le ma­riage pour tous. « Lui au moins, il ne cherche pas à plaire. Mais il se bat pour des convic­tions pro­fondes. C’est im­por­tant d’avoir une voix comme lui, sur­tout à un mo­ment où notre so­cié­té est en pleine crise des va­leurs » , pour­suit Jean- Pierre.

Ce n’est pas aux Raf­fa­rin, Co­pé ou Fillon de dé­ci­der pour tous les autres”

Guaino, nou­velle star de l’UMP ? Il est vrai que, de­puis quelques jours, l’homme est par­tout dans les mé­dias. Et ses nom­breux coups de gueule portent. A l’image de sa to­ni­truante pres­ta­tion lun­di der­nier dans « C à vous » , sur France 5, quand il a su­bi­te­ment quit­té le pla­teau après un dé­bat houleux face au conseiller ré­gio­nal d’Ile- de- France Jean- Luc Ro­me­ro. « Et en­core, je suis par­ti avant d’être en co­lère… » confie- t- il, le plus sé­rieu­se­ment du monde.

La veille, c’est dans la rue qu’il ma­ni­fes­tait contre la loi Fa­mille du gou­ver­ne­ment. Et il s’ap­prête dé­jà à en­four­cher un autre che­val de ba­taille : la ra­ti­fi­ca­tion de la charte des langues ré­gio­nales, en­vi­sa­gée par Fran­çois Hol­lande, qui se­rait d’après lui « une me­nace à l’uni­té de notre iden­ti­té na­tio­nale » .

En ce mo­ment, Guaino car­bure au rythme d’un com­bat par jour, ou presque. Contre le gou­ver­ne­ment, sur­tout, « qui di­vise les Fran­çais, meurt du vide et de l’ab­sence de dé­bat » , cingle- t- il, avant d’at­ta­quer « le cy­nisme de Ma­nuel Valls qui cherche à faire mon­ter un Tea Par­ty à la fran­çaise pour frac­tu­rer l’op­po­si­tion, comme Mit­ter­rand l’avait fait dans les an­nées 1980 pour fa­vo­ri­ser l’éclo­sion du FN » .

Mais ses ca­ma­rades ne sont pas épar­gnés non plus. Il y a deux se­maines, en marge du conseil na­tio­nal de l’UMP, il avait at­ta­qué les « no­tables » qui « se sont as­so­ciés pour se par­ta-

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