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Le Parisien (Paris) - - Politique - A. P. ( AVEC AFP)

ujourd’hui ne pou­vait être une meilleure jour­née pour l’in­fante » , a cla­mé son avo­cat à la sor­tie du tri­bu­nal. Ar­ri­vée le ma­tin, sou­riante, sa­luant d’un bref

bon­jour » une nuée de ca­mé­ras de té­lé­vi­sion ve­nues du monde en­tier, l’in­fante Cris­ti­na est res­sor­tie ra­dieuse hier du tri­bu­nal de Pal­ma de Ma­jorque ( Es­pagne). Du­rant sept heures, elle a été in­ter­ro­gée par le juge Jo­sé Cas­tro, qui l’avait mise en exa­men le 7 jan­vier dans le dos­sier sur les fraudes re­pro­chées à son ma­ri, l’an­cien cham­pion olym­pique de hand­ball, Iña­ki Ur­dan­ga­rin.

nDes ré­ponses ju­gées éva­sives par la par­tie ci­vile

Dans une salle d’au­di­tion do­mi­née par le por­trait of­fi­ciel de son père, Juan Car­los, la plus jeune ( 48 ans) des filles du roi d’Es­pagne a don­né des ré­ponses ju­gées « à 95 % éva­si- ves » , se­lon Ma­nuel Del­ga­do, l’avo­cat de l’as­so­cia­tion Frente Ci­vi­co ( Front ci­vique), par­tie ci­vile dans ce dos­sier. Le ma­gis­trat soup­çonne Cris­ti­na d’avoir co­opé­ré avec son ma­ri, mis en exa­men le 29 dé­cembre 2011 et sus­pec­té d’avoir dé­tour­né, avec un ex- as­so­cié, 6,1 M€ d’ar­gent pu­blic. Se­lon Me Del­ga­do, l’in­fante a « toute confiance en son ma­ri » , avec qui elle par­tage pour moi­tié la so­cié­té Ai­zoon soup­çon­née d’avoir ser­vi de so­cié­té écran dans les dé­tour­ne­ments.

Le juge de­vrait dé­sor­mais ra­pi­de­ment dé­ci­der si « l’af­faire Noos » dé­bou­che­ra ou non sur un pro­cès. Em­pê­trée dans le scan­dale, plom­bée aus­si par les frasques de Juan Car­los, roi fa­ti­gué, la mo­nar­chie es­pa­gnole es­père en fi­nir au plus vite avec ce que le chef de la Mai­son royale nomme pu­bli­que­ment « un mar­tyre » .

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