30 % de­la nour­ri­ture pro­duite est je­tée

Le Parisien (Paris) - - Economie - E. T.

L’ Or­ga­ni­sa­tion des Na­tions unies pour l’ali­men­ta­tion ( FAO) es­time que, alors que la mal­nu­tri­tion et la faim touchent près d’un mil­liard d’in­di­vi­dus, en­vi­ron 30 % des den­rées ali­men­taires pro­duites sont je­tées. En 2011, le mi­nis­tère de l’Agri­cul­ture a com­man­dé une vaste étude sur la quan­ti­té d’ali­ments qui partent à la benne alors qu’ils sont en­core co­mes­tibles*. Chaque hy­per et su­per­mar­ché perdent ain­si 197 t par éta­blis­se­ment et par an. Le tier­cé des rayons qui gâchent le plus sont, dans l’ordre dé­crois­sant, la bou­che­rie, le pri­meur et le trai­teur. Les épi­ce­ries de centre- ville gé­nèrent, elles, en moyenne 1,6 t de dé­chets par bou­tique et par an. La res­tau­ra­tion est une autre grande source de gâ­chis : les can­tines d’hô­pi­tal, d’en­tre­prise ou sco­laires ( 167 g par per­sonne et par re­pas) ont une perte de den­rées moindre com­pa­rée aux res­tau­rants ( 211 g). Dans les col­lèges et les ly­cées, ce gâ­chis se­rait dû aux trop grosses portions ser­vies aux ados. Et sur­prise : on jette plus dans la res­tau­ra­tion ( 230 g pour la tra­di­tion­nelle, 229 g pour la gas­tro­no­mique), en par­tie parce qu’il est dif­fi­cile de pré­voir pré­ci­sé­ment le nombre de cou­verts que le res­tau­rant au­ra à ser­vir. Dans la res­tau­ra­tion, c’est sur­tout le pain — no­tam­ment quand il est dis­po­nible à vo­lon­té — qui est je­té. Une fois n’est pas cou­tume, avec 175 g, les fast­foods font fi­gure de bons élèves. * Pertes et gas­pillages dans les mé­tiers de la re­mise di­recte ( res­tau­ra­tion et dis­tri­bu­tion), 2011.

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