In­tem­pé­ries: un­coûtde1,5Md€ en7mois

Les tem­pêtes se suc­cèdent en France. Sté­pha­nePé­net, de la Fé­dé­ra­tion fran­çaise des so­cié­tés d’as­su­rances, an­ti­cipe un­coût très éle­vé. Et cen’est­pas fi­ni…

Le Parisien (Paris) - - Société - Pro­pos re­cueillis par FLORA GE­NOUX

Hier en­core, trois dé­par­te­ments de l’Ouest étaient pla­cés en vi­gi­lance rouge crues, dont le Mor­bi­han où des com­munes se pré­pa­raient le soir à su­bir les inon­da­tions les plus im­por­tantes de ces der­nières an­nées. Dirk, Pe­tra, Qu­mai­ra… de­puis un mois et de­mi, les tem­pêtes s’abattent sur le pays, em­por­tant toi­tures et clô­tures, dé­chaî­nant l’océan et fai­sant mon­ter le ni­veau des cours d’eau comme ja­mais. S’il faut at­tendre plu­sieurs jours pour chif­frer l’im­pact éco­no­mique exact, le di­rec­teur des dom­mages à la Fé­dé­ra­tion fran­çaise des so­cié­tés d’as­su­rances ( FFSA) an­ti­cipe un bi­lan plu­tôt mau­vais. Une nou­velle tem­pête vient de frap­per la Bre­tagne et le nord de la France, quelles sont ses consé­quences éco­no­miques ? STÉ­PHANE PÉ­NET. Il est en­core trop tôt pour le dire, l’épi­sode n’est pas ter­mi­né. En re­vanche, on sait que la tem­pête qui a tou­ché la Bre­tagne et une par­tie du nord de la France, entre Noël et le Nou­vel An, a en­gen­dré 200 M€ de dé­gâts as­su­rés. Des dé­gâts qui concernent aus­si bien les ha­bi­ta­tions et vé­hi­cules des par­ti­cu­liers que les en­tre­prises ou les col­lec­ti­vi­tés lo­cales. Le cy­clone à la Réunion ( NDLR : dé­but jan­vier) a coû­té entre 40 et 50 M€. Les der­niers dom­mages que l’on peut éva­luer sont ceux du Var, avec un coût de 200 M€. Plu­sieurs cen­taines de mil­lions d’eu­ros de dé­gâts en quelques se­maines, est- ce in­ha­bi­tuel ? On tra­verse une pé­riode du­rant la­quelle les dom­mages liés au cli­mat sont plus éle­vés que la nor­male. Sur les vingt der­nières an­nées, les dé­gâts na­tu­rels coûtent en moyenne 1,5 Md€ par an. La fré­quence d’in­tem­pé­ries de­puis l’été 2013 étant tout à fait atypique, on a dé­jà at­teint ce coût en l’es­pace de sept mois ! Cette an­née est donc plu­tôt mau­vaise. A titre de com­pa­rai­son, on peut rap­pe­ler que la tem­pête Xyn­thia, en 2010, avait gé­né­ré 1,5 Md€ de dé­gâts as­su­rés. La tem­pête de 1999 avait été t rès coû­teuse avec 7 Mds€ de coûts liés aux dom­mages. Qu’est- ce qui coûte le plus cher ? En ce qui concerne les inon­da­tions, ce sont les opé­ra­tions de net­toyage et de pom­page, mais

La fré­quence d’in­tem­pé­ries de­puis l’été 2013

est atypique”

Sté­phane Pé­net, de la Fé­dé­ra­tion fran­çaise des so­cié­tés d’as­su­rances aus­si ce qui re­lève de l’in­dem­ni­sa­tion du mo­bi­lier ou de l’élec­tro­mé­na­ger. La pro­duc­tion des en­tre­prises peut être tou­chée, c’est par­fois tout un stock d’achat qu’il faut re­nou­ve­ler. Sans comp­ter la perte fi­nan­cière liée au temps des ré­pa­ra­tions. Quant aux tem­pêtes, les dom­mages concernent sur­tout les arbres qui s’abattent sur des voi­tures, des clô­tures ou des vé­ran­das. Mais aus­si des an­tennes qui s’arrachent des toits et at­teignent les vitres des voi­sins. Les as­su­rances sont te­nues d’in­dem­ni­ser, au maxi­mum dans les 90 jours sui­vant la dé­cla­ra­tion de ca­tas­trophe na­tu­relle ou de dom­mages.

( PhotoPQR/ « Ouest- France » / Fré­dé­ric Gi­rou.)

Pon­ti­vy ( Mor­bi­han), hier. Le dé­par­te­ment ain­si que deux autres de l’ouest du pays sont en vi­gi­lance rouge pour les risques de crue.

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