« Une­vic­toire nous­don­ne­rait un­be­la­van­tage »

Thia­goMot­ta, mi­lieu­de­ter­rain­duPSG

Le Parisien (Paris) - - Sports -

Avec Thia­go Sil­va et Zla­tan Ibra­hi­mo­vic, il consti­tue la co­lonne ver­té­brale du PSG. L’Ita­lo- Bré­si­lien, vé­ri­table mé­tro­nome du jeu pa­ri­sien, se confie, avant le choc à Mo­na­co. Tou­jours lu­cide et in­té­res­sant. Ce match face à Mo­na­co est- il une fi­nale qui peut per­mettre à Pa­ris de tuer le cham­pion­nat ? THIA­GO MOT­TA. Je ne crois pas, mais une vic­toire nous don­ne­rait un bel avan­tage. Pour au­tant, le cham­pion­nat ne se­ra pas ter­mi­né. Il reste pas mal de jour­nées et on a vu que nous pou­vions souf­frir même contre une équipe qui lutte pour ne pas des­cendre en deuxième di­vi­sion… Mi­chel Der Za­ka­rian, l’en­traî­neur du FC Nantes, a par­lé du PSG comme d’une équipe vi­cieuse. Il vous a même qua­li­fié de tri­cheur. Qu’en pen­sez- vous ? Ça ne me dé­range pas. Après une dé­faite, on a un peu la tête qui chauffe et on dit des choses qu’on ne pense pas. Ce que je note, c’est que nous avons ten­té de j ouer pen­dant tout le match alors que Nantes a re­fu­sé le jeu pen­dant trente mi­nutes. Leur ar­rière gauche a com­mis plu­sieurs fautes sur Lu­cas et n’a pas pris de car­ton. Si l’ar­bitre avait sé­vi tout de suite, ça ne se se­rait pas trans­for­mé en une sorte de guerre. Une guerre qui ne plaît ni à moi- même ni à per­sonne de l’équipe. Faut- il du vice pour évo­luer à haut ni­veau ? Il y a plu­sieurs fa­çons de qua­li­fier le vice. Si c’est cau­ser une bles­sure à un autre joueur, ça ne me cor­res­pond pas. Notre corps est notre ou­til de tra­vail et la li­mite que je me fixe est de ne pas faire mal à mon ad­ver­saire. A ce pro­pos, après une sai­son com­pli­quée, vous êtes épar­gné par les bles­sures. Avez- vous chan­gé vos ha­bi­tudes ? Non pas du tout ( il tend le bras et touche du bois). J’ai ef­fec­tué une bonne pré­pa­ra­tion cette an­née, et ça ne m’était pas ar­ri­vé de­puis long­temps. C’est peut- être une rai­son. Mais il y a aus­si notre fa­çon de jouer. La sai­son der­nière, notre jeu était fon­dé sur la contre- at­taque et le mi­lieu de ter­rain souffre plus parce qu’il doit ef­fec­tuer les 60 m entre la dé­fense et l’at­taque pour sou­te­nir son équipe. Phy­si­que­ment, peut- être que je n’avais pas la ca­pa­ci­té de le faire. Au­jourd’hui, on cherche plus à avoir le bal­lon et à jouer de ma­nière com­pacte. Je cours plus ou moins le même nombre de ki­lo­mètres que mes par­te­naires. Mais je n’ai rien chan­gé à mes ha­bi­tudes. Vous êtes- vous dé­jà sen­ti aus­si fort du­rant votre car­rière ? Lors de mon pas­sage au Ge­noa ( 2008- 2009) ou pen­dant ma pre­mière sai­son à l ’ I n t e r Mi­lan ( 2 0 0 9 - 2 0 1 0 ) , j’étais très bien phy­si­que­ment. Au Ge­noa, on cher­chait à jouer au foot­ball, et ça me cor­res­pon­dait bien car je me consi­dère comme un joueur tech­nique. Comme ici. Ac­tuel­le­ment, qui est le meilleur joueur à votre poste ? Si l’on parle de mi­lieu de­vant la dé­fense, il n’y en a pas beau­coup se­lon moi à être à ce ni­veau. Bus­quets ( FC Bar­ce­lone) est sû­re­ment un de ceux- là. Il joue bien, dé­fend, at­taque, c’est un très bon joueur. Que vous a ap­por­té Laurent Blanc cette sai­son ? Dès le dé­but, le Mis­ter ( l’en­traî­neur) a es­sayé de nous en­sei­gner à bien jouer au foot en com­met­tant

Laurent Blanc est très tran­quille. Ça te pro­cure de la sé­ré­ni­té”

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