Les Bleus n’ont pas le droit de dé­ce­voir

Rug­by, Tour­noi des Six Na­tions/ France - Ita­lie. Après leur vic­toire contre les An­glais, les joueurs de Phi­lippe Saint- André ont en­core beau­coup à prou­ver face aux Ita­liens.

Le Parisien (Paris) - - Sports - OLI­VIER FRAN­ÇOIS

On ne peut pas en­flam­mer le Stade de France un soir et le gla­cer huit jours plus tard. On ne peut pas battre et sup­plan­ter l’An­gle­terre ( 2624), fa­vo­ri de la com­pé­ti­tion, puis s’écrou­ler une semaine après contre une équipe qui n’a ja­mais ga­gné plus de deux matchs dans un même Tour­noi des Six Na­tions. En­fin, en prin­cipe…

Car les Bleus et la lo­gique font ra­re­ment bon mé­nage. Alors, mé­fiance, d’au­tant que l’équipe d’Ita­lie pro­gresse sous la fé­rule de Jacques Bru­nel et qu’elle a pié­gé les Tri­co­lores l’an­née pas­sée à Rome ( 23- 18). Ce qui fut l’amorce d’une sai­son noire ( 8 dé­faites en 11 ren­contres) pour les Fran­çais. Le sé­lec­tion­neur Phi­lippe SaintAn­dré, d’ailleurs, a bien ro­dé son dis­cours, ino­cu­lant son mes­sage tout en pru­dence comme un vi­rus dans le crâne de ses ouailles. « On n’a pas de quoi rou­ler des mé­ca­niques ac­tuel­le­ment, sou­ligne- til. On sait qu’il n’y a pas de match fa­cile dans le Tour­noi des Six Na­tions. L’Ita­lie a vrai­ment po­sé énor­mé­ment de pro­blèmes au Pays de Galles la semaine der­nière ( NDLR : vic­toire 23- 15 des Gal­lois, chez eux, à Car­diff). »

On veut bien mais, sur­tout, on veut plus. Car, outre faire croire que l’équipe trans­al­pine, écra­sée par l’Aus­tra­lie et bat­tue par l’Ar­gen­tine chez elle au mois de no­vembre, s’est tout à coup trans­for­mée en ogresse, les Bleus au­ront beau­coup à prou­ver cet

Avoir en­vie de se faire des passes, de prendre des risques” Phi­lippe Saint- André, sé­lec­tion­neur du XV de France

après- mi­di à Saint- De­nis. D’abord, il s’agi­ra de mon­trer que, pour s’im­po­ser, ils ne sont pas obli­gés de s’en re­mettre à un coup de gé­nie, comme ce­lui qui a en­voyé Fi­ckou der­rière les po­teaux et cloué les An­glais la semaine der­nière. C’était beau, mais c’est rare.

Contre des joueurs moins puis­sants, moins ha­bi­tués aux grands chocs, Pas­cal Pa­pé et les siens ont l’oc­ca­sion d’im­pri­mer leur patte, de di­ri­ger la par­tie en la pre­nant à leur compte. Ce qu’ils n’ont ja­mais fait en 2013, ni vrai­ment face à l’An­gle­terre. « Il faut dé­mon­trer une en­vie de s’amé­lio­rer, d’être plus ef­fi­cace, de va­li­der tout ça par une deuxième vic­toire, as­sène Phi­lippe Saint- André. Il faut conti­nuer à avoir en­vie de se faire des passes, de prendre des risques, de créer du jeu… » Voi­là de l’am­bi­tion. Dans les mots du moins.

( AFP/ Ber­trand Guay.)

Centre d’en­traî­ne­ment de Mar­cous­sis ( Es­sonne), ven­dre­di. Bat­tus par les Ita­liens pen­dant le Tour­noi 2013, les Bleus au­ront à coeur de prendre leur re­vanche cet après- mi­di et de confir­mer leur vic­toire à l’ar­ra­ché contre les An­glais le week- end der­nier.

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