Le der­nier tour de Rea­dy Cash

Au­jourd’huià Vin­cennes. Après67 courses, 40vic­toires et 2 Grands Prix d’Amé­rique, REA­DY CASH fait ses adieux à la com­pé­ti­tion dans le Grand Prix de France.

Le Parisien (Paris) - - Sport hippique - JEAN- BAP­TISTE PI­GALLE

Le Grand Prix de France marque gé­né­ra­le­ment la re­vanche du Grand Prix d’Amé­rique cou­ru deux se­maines plus tôt. Cette an­née, cette course au­ra un goût par­ti­cu­lier puisque c’est ce Groupe I, le plus haut ni­veau des courses hip­piques, que l’ent ou­ra­gede REA­DY CASH a choi­si comme théâtre des adieux à la scène du cham­pion trot­teur. Bat­tu et dis­qua­li­fié dans le Grand Prix d’Amé­rique, REA­DY CASH n’est peut- être plus aus­si fort que dans un pas­sé proche. Ses pro­prié­taires, Phi­lippe Allaire et ses as­so­ciés, ne sou­haitent pas lui don­ner la course de trop.

A 9 ans, ce che­val à la robe bai fon­cé a dé­jà beau­coup don­né. Né le 20 mai 2005 au ha­ras de la Fes­nière ( Mayenne), REA­DY CASH a dé­bu­té en com­pé­ti­tion, par une vic­toire à Reims, un peu plus de deux ans plus tard. Et de­puis, il lui a presque tou­jours été de­man­dé d’af­fron­ter ce que la France, mais aus­si l’Eu­rope, compte de mieux comme ad­ver­saires. Sur cette pé­riode d’un peu moins de sept ans, le che­val au­ra in­con­tes­ta­ble­ment mar­qué l’his­toire des courses hip­piques.

Ner­veux et im­pé­tueux

Par ses ful­gu­rances dans la ligne droite de Vin­cennes tout d’abord. Par ses ré­sul­tats, bien sûr, car il est avec OU­RA­SI, BEL­LI­NO II, ROQUÉPINE et GÉLINOTTE ( entre autres) un des vingt trot­teurs à être mul­tiple ga­gnant du Grand Prix d’Amé­rique ( créé en 1920). Et en­fin, comme OU­RA­SI, par son ca­rac­tère bien par­ti­cu­lier qui lui vaut un cha­risme cer­tain.

Le cham­pion de la fin des an­nées 1980 était non­cha­lant et fleg­ma­tique. REA­DY CASH tout son contraire, ner­veux et im­pé­tueux. D’ailleurs, le cé­ré­mo­nial mis en place par son en­tou­rage pour le main­te­nir le plus calme pos­sible le jour des grandes courses res­te­ra comme une des images fortes de sa car­rière.

C’est cette fougue qui a in­ci­té son en­traî­neur- pro­prié­taire Phi­lippe Allaire à pla­cer, fait in­édit, son cham­pion chez un autre en­traî­neur, le pla­cide Thier­ry Du- val­des­tin, en sep­tembre 2010. Comme eux, comme les 3 000 fans du trot­teur sur Fa­ce­book, le dri­ver Franck Ni­vard au­ra cer­tai­ne­ment un pin­ce­ment au coeur en voyant REA­DY CASH tour­ner le dos à la com­pé­ti­tion et se consa­crer uni­que­ment à sa car­rière d’éta­lon. Ce­la dit, le che­val semble aus­si bon re­pro­duc­teur que com­pé­ti­teur ( lire ci- des­sous). L’his­toire n’est pas ter­mi­née. Elle ne fait que se pour­suivre.

( Scoop­dy­ga/ Laurent Dy­ga.)

Vin­cennes, le 29 jan­vier 2012. REA­DY CASH a mar­qué l’his­toire des courses hip­piques, no­tam­ment par ses ful­gu­rances dans la ligne droite de Vin­cennes ou son pal­ma­rès : il est l’un des vingt trot­teurs à être mul­tiple ga­gnant du Grand Prix d’Amé­rique.

Vin­cennes, jan­vier 2012. Le che­val va main­te­nant se consa­crer à la re­pro­duc­tion.

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