D 17,20 h 50

Le Parisien (Paris) - - Mon dimanche - CHAR­LOTTE MO­REAU

Aquelques jours de la Saint- Va­len­tin, en voi­là un qui va cas­ser l’am­biance. Nev Schul­man est l’ani­ma­teur de l’émis­sion de té­lé­réa­li­té « Cat­fish : fausse iden­ti­té » ( ce soir à 20 h 50 sur D 17), et sa croi­sade, c’est de dé­bus­quer les my­tho­manes jouant les jo­lis coeurs sur les ré­seaux so­ciaux. En an­glais, on ap­pelle ce genre d’es­crocs sen­ti­men­taux un « cat­fish » , un pois­son- chat. Nev, lui­même, s’était fait prendre au piège, lors­qu’il avait vou­lu ren­con­trer la jo­lie de­moi­selle qui le cour­ti­sait de­puis des mois sur Fa­ce­book. A l’ar­ri­vée, Me­gan s’ap­pe­lait An­ge­la et res­sem­blait aus­si peu à ses pho­tos que Me­ryl Streep à Ju­lia Ro­berts.

Mal­gré son coeur bri­sé, Nev est de­ve­nu ami avec An­ge­la et, coup de chance, le jeune Amé­ri­cain avait fil­mé toute leur his­toire dans un do­cu- men­taire amateur, pri­mé au fes­ti­val de Sun­dance il y a quelques an­nées. « Cat­fish : fausse iden­ti­té » est son émis­sion de té­lé dé­ri­vée, pro­duite par MTV, et dif­fu­sée en clair sur D 17.

Inon­dé de mails lorsque son do­cu­men­taire est sor­ti en salles, Nev Schul­man a dé­ci­dé d’ai­der les jeunes Amé­ri­cain( e) s lui écri­vant leur han­tise de vivre une ren­contre dé­ce­vante après une idylle cy­ber­né­tique. Ac­com­pa­gné d’une pe­tite équipe de tour­nage, Nev les aide à fran­chir le cap du réel, en poin­tant les il­lu­sions des uns, les men­songes des autres, avec l’es­poir d’une ré­con­ci­lia­tion fi­nale. Dans le pre­mier épi­sode dif­fu­sé au­jourd’hui, on suit ain­si les dé­boires de Son­ny, amou­reuse de­puis huit mois de Ja­mi­son, un soi- di­sant man­ne­quin ca­li­for­nien oc­cu­pant ses heures perdues entre études de mé­de­ci- ne par cor­res­pon­dance et pe­tit job dans les cou­lisses d’un talk- show po­pu­laire. Les deux tour­te­reaux ne se sont en­core ja­mais ren­con­trés mais passent des heures au té­lé­phone, en rê­vant de ma­riage.

On vous le donne en mille ? Lorsque Son­ny sonne chez Ja­mi­son, ce n’est pas le beau gosse à la tête bien faite qui lui ouvre la porte mais… une ado bou­lotte à la voix grave. Ex­pli­quant à sa conquête si­dé­rée qu’elle n’a « ja­mais rien res­sen­ti » lor­qu’elle la bom­bar­dait de tex­tos en­flam­més, et qu’elle sé­vit sur Fa­ce­book de­puis quatre ans avec cette fausse iden­ti­té, pour com­pen­ser son sta­tut de souffre- dou­leur au ly­cée et sur les ré­seaux, où on la traite de « gouine » , de « les­bienne » , de « grosse » . Un cy­be­rhar­cè­le­ment chasse l’autre.

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